Publié le 29 octobre 2025 05:01:00. Pour la première fois aux États-Unis, un médicament non hormonal a été approuvé pour soulager les bouffées de chaleur liées à la ménopause, offrant une nouvelle option thérapeutique pour des millions de femmes.
- La Food and Drug Administration (FDA) américaine a donné son feu vert au Veozah, un antagoniste des récepteurs de la neurokinine 3 (NK3).
- Ce médicament représente une alternative pour les femmes qui ne peuvent ou ne souhaitent pas suivre une hormonothérapie substitutive.
- Des essais cliniques ont démontré une réduction significative de la fréquence et de l’intensité des bouffées de chaleur dès la première semaine de traitement.
Une avancée majeure vient d’être validée par la Food and Drug Administration (FDA) américaine : l’approbation du Veozah (fézolinetant), une pilule destinée à apaiser les bouffées de chaleur qui accompagnent souvent la ménopause. Cette décision marque une étape importante dans la prise en charge des symptômes liés à cette période de transition pour les femmes.
Jusqu’à présent, les traitements les plus courants pour les bouffées de chaleur reposaient sur l’hormonothérapie substitutive. Cependant, cette option n’est pas adaptée à toutes les femmes, notamment celles ayant des antécédents de cancer du sein ou présentant d’autres contre-indications. Le Veozah offre donc une alternative bienvenue, agissant d’une manière totalement différente.
Pour comprendre le mécanisme d’action de ce nouveau médicament, il est essentiel de connaître l’origine des bouffées de chaleur. Durant la ménopause, la diminution des niveaux d’œstrogènes perturbe le fonctionnement de l’hypothalamus, la zone du cerveau qui régule la température corporelle. Cette baisse hormonale crée une sorte de “dysfonctionnement” du thermostat interne, qui interprète à tort une baisse de température comme une surchauffe.
En réaction, l’hypothalamus déclenche une série de mécanismes pour refroidir le corps : dilatation des vaisseaux sanguins (provoquant une sensation de chaleur et des rougeurs) et activation des glandes sudoripares (entraînant des sueurs nocturnes). Le Veozah, en tant qu’antagoniste des récepteurs de la neurokinine 3 (NK3), intervient directement sur ce processus. Il bloque les signaux neuronaux erronés qui induisent cette réaction excessive, permettant ainsi de stabiliser la température corporelle et de réduire les bouffées de chaleur.
Les essais cliniques, menés auprès de plus de 3 000 femmes, ont confirmé l’efficacité du Veozah. Les résultats ont montré une diminution significative de la fréquence et de l’intensité des bouffées de chaleur par rapport à un placebo, avec des effets positifs observés dès la première semaine de traitement. Le traitement consiste en la prise d’un seul comprimé de 45 mg par jour.
Bien que prometteur, le Veozah n’est pas sans effets secondaires potentiels. La FDA a émis un avertissement concernant un risque possible de lésion hépatique, nécessitant une analyse sanguine avant le début du traitement et un suivi régulier. Les effets secondaires les plus fréquemment rapportés lors des études comprennent des douleurs abdominales, de la diarrhée et de l’insomnie.
