Le Massachusetts pourrait bientôt exiger une évaluation énergétique standardisée pour chaque maison mise en vente ou en location. Cette mesure, portée par un projet de loi actuellement en discussion, vise à offrir une transparence accrue aux acheteurs et aux locataires concernant les coûts énergétiques futurs.
À retenir
- Un projet de loi vise à rendre obligatoires les évaluations de performance énergétique des logements lors des transactions immobilières dans le Massachusetts.
- La participation des municipalités sera volontaire, mais une fois engagées, les vendeurs et propriétaires devront divulguer les résultats de ces évaluations.
- Le Département des ressources énergétiques (DOER) sera chargé de mettre en œuvre ce programme, avec des subventions prévues pour aider à la conformité.
Contexte
Le sénateur Michael Barrett a déposé le projet de loi sénatorial 2231, qui a reçu un avis favorable le 11 décembre. Cette initiative s’inscrit dans une démarche plus large visant à améliorer l’efficacité énergétique des bâtiments et à réduire les émissions de gaz à effet de serre. Elle répond également à une préoccupation croissante concernant l’accessibilité financière du logement, en permettant aux acheteurs et aux locataires d’anticiper plus précisément leurs dépenses énergétiques.
Ce qui change
Si adopté, le projet de loi instaurera un programme d’adhésion volontaire pour les municipalités. Les villes et villages participants devront s’assurer que chaque propriété résidentielle fasse l’objet d’une évaluation énergétique avant d’être mise sur le marché. Ces évaluations, réalisées par des professionnels formés et certifiés par le DOER, prendront en compte les caractéristiques du bâtiment, les installations d’énergie renouvelable et les performances en matière d’efficacité énergétique. La cote obtenue sera valable pendant huit ans.
Les vendeurs et les propriétaires devront divulguer cette cote dans toutes les annonces publiques. Une mise à jour de la cote sera également exigée en cas de travaux d’amélioration significatifs affectant la performance énergétique du logement.
Le DOER sera responsable de l’élaboration des méthodologies d’évaluation, des programmes de formation et d’un calendrier de déploiement progressif à l’échelle de l’État. Des subventions seront disponibles pour les municipalités, les organisations à but non lucratif et les entreprises d’éclairage publiques afin de soutenir les propriétaires et les locataires dans le respect de ces nouvelles exigences, et pour former un nombre suffisant d’évaluateurs.
Le projet de loi prévoit également des garanties en matière de protection de la vie privée. Les évaluations individuelles ne seront pas considérées comme des documents publics et ne pourront être divulguées sans le consentement du propriétaire. Cependant, les données agrégées pourront être utilisées pour la planification et les rapports à l’échelle de l’État.
Prochaines étapes
Le projet de loi est actuellement soumis à l’examen de la commission des finances du Sénat. Si approuvé, le DOER devra mettre en place le programme dans un délai de 18 à 30 mois, les exigences de divulgation entrant en vigueur au cours de cette même période. Les municipalités pourront adopter le programme dès sa mise en place.
Chiffres clés
| Validité de la cote énergétique | 8 ans |
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Sources
Sénat du Massachusetts, Projet de loi sénatorial 2231.
