Le Festival d’Avignon, qui célèbre sa 80e édition du 4 au 25 juillet, annonce une programmation axée sur la création coréenne et une « Aube des questions » comme clôture, selon le metteur en scène Tiago Rodrigues, à la tête de l’événement depuis 2022. Le directeur a vu son mandat prolongé de quatre ans, tandis que le « Off » — une sélection de trente spectacles — est promu par Télérama comme un incontournable de la saison, bien que l’accès à son contenu soit restreint aux abonnés.

Le Festival d’Avignon 2026 : une programmation marquée par la création coréenne
Le Festival d’Avignon, fondé en 1947 par Jean Vilar, se positionne cette année comme un lieu de dialogue et de réflexion, avec une programmation qui mettra en avant la création coréenne. « A une époque de réponses violentes et qui divisent, le Festival d’Avignon veut rassembler », affirme Tiago Rodrigues dans un entretien publié par Le Nouvel Obs. Cette volonté de rassemblement se traduit par une « Aube des questions », une forme de clôture qui invite à l’interrogation plutôt qu’à la conclusion.
La sélection des spectacles du « Off », publiée par Télérama, propose trente « coups de cœur » pour les visiteurs, bien que l’accès à l’intégralité du contenu soit réservé aux abonnés. Cette approche, qui combine popularité et exclusivité, reflète une stratégie de valorisation de l’événement, tout en soulignant les défis de sa diffusion à grande échelle. L’édition marque une continuité avec les valeurs démocratiques et progressistes du festival, héritées de sa fondation.
Tiago Rodrigues : un mandat prolongé et une vision de la culture
Le metteur en scène portugais Tiago Rodrigues, en poste depuis 2022, a vu son bail prolongé de quatre ans, confirmant sa direction jusqu’en 2026. Dans un entretien avec Le Nouvel Obs, il souligne que la vocation populaire du festival, fondée par Jean Vilar, reste centrale. « Nous sommes un lieu de création, de liberté et de dialogue », explique-t-il, précisant que la programmation vise à « questionner les enjeux contemporains ».
Cette vision s’inscrit dans un contexte international marqué par des tensions géopolitiques et des débats sur l’art comme outil de réflexion. Rodrigues insiste sur l’importance de la création coréenne, un choix qui traduit une ouverture aux cultures non occidentales. « Les spectacles coréens apportent une perspective unique sur les enjeux humains et sociaux », ajoute-t-il.
Le « Off » : une sélection de spectacles et des défis de visibilité
Le « Off » du Festival d’Avignon, présenté par Télérama comme une « sélection de trente coups de cœur », reste un pilier de l’événement, bien que son accès soit limité. L’édito de Télérama souligne que cette programmation, bien que réservée aux abonnés, « offre une vision critique et variée de la scène théâtrale ».
Cette restriction d’accès interroge le rôle du « Off » dans la démocratisation de la culture. Si l’événement vise à rester populaire, l’approche de Télérama, qui propose une sélection éditoriale, peut être perçue comme une forme de curation qui limite l’accessibilité. Cependant, elle permet de valoriser des spectacles qui pourraient autrement passer inaperçus.
Ce qui vient après : la programmation et les enjeux d’un festival en mutation
La programmation du Festival d’Avignon, avec sa forte présence coréenne et son thème de l’interrogation, marque une évolution dans la manière dont l’événement s’adresse aux publics. Les choix de Rodrigues, qui incluent des collaborations internationales et des formats innovants
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