HSBC, l’une des plus grandes banques mondiales, a vu ses bénéfices du troisième trimestre chuter de 25 %, pénalisée par la baisse des taux d’intérêt et des provisions importantes liées à des litiges, notamment l’affaire Madoff. Ces résultats, inférieurs aux attentes des analystes, interviennent alors que le groupe poursuit sa stratégie de simplification.
Le bénéfice net de la banque pour la période allant de juillet à septembre s’est élevé à 4,58 milliards de dollars américains (environ 4,2 milliards d’euros), soit 0,28 dollar par action, contre 6,13 milliards de dollars (environ 5,6 milliards d’euros) un an plus tôt. Ce chiffre est inférieur au consensus de 5,38 milliards de dollars (environ 4,9 milliards d’euros) établi par 18 analystes, avant l’annonce, lundi, d’une provision exceptionnelle de 1,1 milliard de dollars (environ 1 milliard d’euros) concernant le procès lié à la fraude de Bernard Madoff.
Le bénéfice avant impôts a également diminué, de 14 % sur un an, pour atteindre 7,3 milliards de dollars (environ 6,7 milliards d’euros), un résultat inférieur aux 7,66 milliards de dollars (environ 7 milliards d’euros) anticipés par les analystes.
HSBC a enregistré 1 milliard de dollars (environ 920 millions d’euros) de pertes sur créances attendues au cours du trimestre, un niveau comparable à celui de l’année précédente. Ces pertes incluent 200 millions de dollars (environ 180 millions d’euros) de charges liées au marché immobilier commercial à Hong Kong, le reste provenant du Moyen-Orient et du Royaume-Uni.
La banque, qui fête son 160e anniversaire à Hong Kong, versera un dividende trimestriel de 0,10 dollar (environ 0,09 euro) par action.
« Nous sommes en train de devenir une banque plus simple, plus agile et plus ciblée, en nous appuyant sur nos principaux atouts », a déclaré le PDG Georges Elhedery dans un communiqué. « L’intention avec laquelle nous mettons en œuvre notre stratégie se reflète dans nos performances ce trimestre, malgré la prise de provisions légales liées à des affaires anciennes. »
