Publié le 10 décembre 2025 à 04h38. Des opérations militaires américaines controversées en mer des Caraïbes suscitent des inquiétudes au Congrès, tandis que Donald Trump multiplie les initiatives diplomatiques et les critiques à l’égard de l’Europe.
- Des sénateurs américains exigent des informations détaillées sur les frappes de l’armée américaine contre des navires soupçonnés de trafic de drogue, qui ont fait au moins 87 morts.
- Donald Trump tente de jouer un rôle de médiateur dans le conflit frontalier entre la Thaïlande et le Cambodge, mais ses efforts antérieurs en République démocratique du Congo sont compromis par la reprise des combats.
- Le président américain réitère ses critiques envers l’Europe, appelant le Royaume-Uni à exploiter le pétrole de la mer du Nord et dénonçant le coût élevé de l’énergie éolienne en Écosse.
L’armée américaine est sous le feu des critiques après avoir attaqué 22 bateaux considérés comme impliqués dans le trafic de drogue ces derniers mois. Jack Reed, le plus haut responsable démocrate de la commission des services armés du Sénat, a demandé la remise de vidéos non coupées de ces opérations afin d’éclaircir les circonstances de ces frappes qui ont causé la mort d’au moins 87 personnes. Cette demande intervient alors que le sénateur républicain Rand Paul met en garde contre une possible guerre contre le Venezuela, qu’il qualifierait d’acte d’agression nécessitant l’approbation du Congrès, conformément à la Constitution américaine.
Sur le plan diplomatique, Donald Trump s’est dit prêt à intervenir dans le nouveau conflit frontalier entre la Thaïlande et le Cambodge. « Je dois passer un appel demain », a-t-il déclaré mardi soir. Cette initiative intervient après que M. Trump ait affirmé avoir négocié un « accord de paix » entre l’armée de la République démocratique du Congo et la milice M23 soutenue par le Rwanda. Cependant, les combats ont repris, entraînant le déplacement d’environ 30 000 personnes vers le Burundi voisin en une seule semaine, selon des sources concordantes de l’ONU et des autorités burundaises.
Le président Trump n’a pas non plus manqué de réitérer ses critiques à l’égard de l’Europe. Il a exhorté le Royaume-Uni à développer ses ressources pétrolières en mer du Nord et a dénoncé les coûts élevés de l’énergie éolienne en Écosse. S’adressant à ses partisans en Pennsylvanie, il a également mis en garde contre les dangers de l’immigration et de la politique énergétique européenne :
« Vous feriez mieux d’être prudents, car l’immigration et l’énergie détruiront l’Europe. »
Il a ajouté que l’immigration était en train de détruire « notre belle Europe », tout en affirmant son affection pour le continent.
Par ailleurs, un juge fédéral a autorisé le ministère américain de la Justice à publier des documents liés à Ghislaine Maxwell, une complice de longue date du criminel sexuel Jeffrey Epstein. Cette décision fait suite à la signature par Donald Trump en novembre d’une loi ordonnant la publication de tous les documents et dossiers d’enquête relatifs à l’affaire Epstein. Plus d’informations sur cette affaire sont disponibles ici.
Du côté de la politique intérieure américaine, la ville de Miami, en Floride, a basculé dans le camp démocrate pour la première fois en près de 30 ans. Eileen Higgins a remporté l’élection municipale face au républicain Emilio Gonzalez, soutenu par Donald Trump, avec près de 60% des voix. Cette victoire s’inscrit dans une tendance plus large, les Républicains ayant récemment subi des revers électoraux ou des résultats décevants dans d’autres États.
Enfin, une décision surprenante a été prise au Département d’État américain : le secrétaire d’État Marco Rubio a décidé de revenir à la police Times New Roman, abandonnant ainsi la police Calibri, introduite par son prédécesseur démocrate Antony Blinken pour faciliter la lecture aux personnes handicapées. M. Rubio justifie ce retour en arrière par un souci de « tradition ». Plus de détails sur cette nouvelle directive sont disponibles ici.
