Publié le 12 décembre 2023 18:47. Le président du BJP, J.P. Nadda, a vivement critiqué Mallikarjun Kharge, chef du Congrès, l’accusant de diffuser des informations erronées sur le gouvernement Modi, alors que les tensions politiques s’intensifient entre les deux partis.
- J.P. Nadda accuse Mallikarjun Kharge de propager des « mensonges » à l’encontre du gouvernement Modi.
- Le BJP souligne les défaites électorales récentes du Congrès comme preuve du manque de crédibilité de ses affirmations.
- Nadda réfute point par point les allégations de Kharge concernant des programmes sociaux et le processus électoral.
La querelle a éclaté suite à un message publié par Mallikarjun Kharge sur le réseau social X, dans lequel il dénonçait la « corruption et la mauvaise gouvernance » du BJP. J.P. Nadda a répliqué en remettant en question la pertinence du Congrès, qui, selon lui, ne semble plus avoir d’autre objectif que de « répandre des mensonges ». Il a souligné les récents revers électoraux du parti dans plusieurs États, notamment le Madhya Pradesh, le Chhattisgarh, le Maharashtra, ainsi qu’à Delhi et au Bihar.
« En 2025, la population du pays a rejeté tous vos mensonges », a déclaré Nadda dans un message sur X, ajoutant que le Congrès était dans une situation précaire et semblait incapable de reconnaître cette réalité. Il a également utilisé un distique en hindi pour souligner ce qu’il perçoit comme un décalage entre la situation du Congrès et sa propre perception.
Nadda a appelé Kharge à l’introspection, l’accusant d’être « obsédé par lui-même » et de continuer à diffuser des « mensonges ». Il a ensuite présenté une réfutation détaillée des 14 allégations formulées par Kharge, notamment concernant le programme national Mahatma Gandhi de garantie de l’emploi rural (MGNREGA), affirmant que ce dernier avait été non seulement maintenu, mais également renforcé, avec une augmentation du nombre de jours de travail garantis à 125 et un paiement garanti dans les 15 jours. Il a également fait référence à des rencontres de responsables du Congrès avec des personnes associées à l’Alliance progressiste mondiale, financée par George Soros, lors de discussions sur ce programme.
Concernant les accusations de « vol de voix », Nadda a demandé au Congrès de préciser le nombre de plaintes déposées auprès de la Commission électorale. Il a également contesté les allégations concernant le processus de révision intensive spéciale (SIR) et les agents de base (BLO), affirmant que les accusations de manipulation électorale avaient été rejetées par les tribunaux. Il a également évoqué la situation au Bihar, soulignant que les agents du Congrès n’avaient pas réussi à mobiliser le soutien sur le terrain.
Sur le plan économique, Nadda a mis en avant la position actuelle de l’Inde en tant que quatrième économie mondiale et celle qui connaît la croissance la plus rapide, contrastant avec la période de l’UPA où le pays était considéré comme l’un des « cinq fragiles ». Il a également souligné l’augmentation des réserves de change de l’Inde, tout en accusant le Congrès de chercher à discréditer le pays.
Enfin, Nadda a critiqué le Congrès pour son attitude envers l’exploitation minière dans les Aravalli, les mangroves de Nicobar, Hasdeo et Mumbai, l’accusant d’hypocrisie et de propagation de « mensonges ». Il a affirmé que le Congrès avait systématiquement détruit la chaîne des Aravalli par une exploitation minière intensive, tandis que le gouvernement actuel avait imposé des restrictions et respecté les décisions de justice.
Nadda a également attaqué le Congrès sur sa position à l’égard du système judiciaire, affirmant qu’aucun autre parti n’avait autant nui à sa réputation. Il a rappelé la tentative de destitution du juge en chef de la Cour suprême et la récente demande de destitution d’un juge de la Haute Cour de Madras.
