Le monde du football est en deuil. Rolland Courbis, figure emblématique des terrains et des médias, est décédé cette nuit à l’âge de 72 ans, emporté par une infection pulmonaire. Son départ survient deux semaines après celui de Jean-Louis Gasset, plongeant une nouvelle fois la communauté footballistique dans la tristesse.
L’annonce a été faite par Karim Nedjari, directeur général de RMC, où Courbis a travaillé pendant plus de vingt ans. La station de radio a salué la mémoire d’un homme qui a profondément marqué son antenne, transmettant « son amour du football : la culture du travail et de la progression, l’importance du collectif et le respect du jeu et des joueurs sans oublier le plaisir ».
Mohamed Bouhafsi, collaborateur de Courbis sur l’émission Haut du pied de RMC, a témoigné lundi 12 janvier sur le plateau de l’émission C à vous du combat silencieux que l’ancien entraîneur menait contre la maladie. « Ça faisait plusieurs mois qu’il se battait. Il était affaibli. Il y a quelques jours, il est rentré à l’hôpital. Il est parti dans la nuit », a-t-il confié à Anne-Élisabeth Lemoine.
Bouhafsi a insisté sur la passion inébranlable de Courbis pour le football, même dans les moments les plus difficiles. « Il s’est battu comme d’habitude. Il s’est battu avec sa voix. Il y a quatre, cinq jours, il appelait encore Christophe Dugarry pour lui dire : « Il faut que je te parle de Roberto De Zerbi » alors qu’il était à l’hôpital sur son lit. Il respirait football. Il vivait football », a-t-il raconté.
La disparition de Jean-Louis Gasset avait particulièrement affecté Rolland Courbis, qui se sentait concerné par sa propre vulnérabilité. « Il y a quelques semaines, la mort de Jean-Louis Gasset lui avait fait beaucoup de mal. Il disait : « J’avais le même âge que lui » », a révélé Bouhafsi.
L’ancien entraîneur, connu pour sa gouaille et sa verve, laisse derrière lui sa compagne Clara, ses enfants Olivia et Stéphane, ainsi que ses nombreux collègues et amis. « Il avait une faconde, une gouaille. C’était le ‘Pagnol’ du foot. On n’en aura plus des comme ça », a conclu Mohamed Bouhafsi, la voix empreinte d’émotion.
