Le Louvre a été la cible d’un audacieux cambriolage ce week-end, entraînant la disparition de bijoux royaux d’une valeur estimée à plus de 100 millions de dollars (88 millions d’euros). L’incident relance les inquiétudes concernant la sécurité dans les musées français et suscite des questions quant aux mesures de protection au sein de l’institution parisienne.
La procureure de Paris, Laure Beccuau, a révélé mardi que le préjudice subi par le musée est estimé à 88 millions d’euros (102 millions de dollars). « Cependant, la perte la plus importante réside dans le patrimoine historique de la France », a-t-elle souligné, ajoutant que les voleurs ne pourraient pas profiter pleinement de leur butin, même en cas de fonte des joyaux. « Ils auraient la très mauvaise idée de faire fondre ces joyaux. »
Le musée devrait rouvrir ses portes mercredi après deux jours de fermeture exceptionnelle pour permettre l’enquête, au grand dam des milliers de touristes. Le Louvre était également fermé ce mardi, en raison de son jour de repos hebdomadaire.
Ce vol intervient après d’autres incidents similaires survenus le mois dernier dans deux autres musées français, ravivant le débat sur les failles de sécurité dans les institutions culturelles du pays. La réalisatrice du Louvre, Laurence des Cars, n’a pour l’instant fait aucune déclaration publique depuis le cambriolage survenu dimanche, qui n’a duré que sept minutes.
Une commission sénatoriale a été saisie et interroge actuellement la direction du Louvre sur les mesures de sécurité en place. À ce stade, les détails précis du cambriolage et les circonstances dans lesquelles il s’est produit restent à éclaircir.
