Publié le 26 décembre 2024 à 14h57. D’anciennes accusations de corruption et de fuites d’informations confidentielles refont surface en Israël, impliquant cette fois-ci directement le Premier ministre Benjamin Netanyahu selon les déclarations de son ancien porte-parole militaire.
- Eli Feldstein, ex-porte-parole militaire de Netanyahu, accuse le Premier ministre d’être à l’origine de la fuite d’informations sensibles au journal allemand Bild.
- Feldstein affirme également que Netanyahu était au courant d’une opération visant à influencer l’opinion publique via des messages pro-Qatar diffusés aux journalistes.
- Le bureau du Premier ministre nie fermement ces accusations, réaffirmant l’innocence de Netanyahu dans les deux affaires.
L’affaire du « Qatargate » et une fuite présumée d’informations confidentielles vers le journal Bild, qui avaient déjà agité Israël il y a plus d’un an, sont de nouveau au centre de l’attention. Eli Feldstein, qui a occupé le poste de porte-parole militaire de Benjamin Netanyahu entre 2023 et 2024 et qui est actuellement inculpé dans l’affaire du Qatar, a fait des déclarations explosives lors d’une interview accordée à la chaîne de télévision Kan, reprises par le Times of Israel.
Selon Feldstein, l’opération visant à promouvoir l’image du Qatar en tant que médiateur dans les négociations d’otages entre Israël et le Hamas, au détriment de l’Égypte, impliquait directement Jonatan Urich, un autre collaborateur proche de Netanyahu, ainsi que Israel Einhorn, alors conseiller politique du Premier ministre. Feldstein accuse Einhorn de l’avoir « utilisé » à son insu.
« Pour (rendre public) un tel document, le Premier ministre doit être présent, du début à la fin. »
Eli Feldstein, ancien porte-parole militaire de Benjamin Netanyahu
Concernant la fuite d’informations à Bild, Feldstein affirme que Netanyahu en est le véritable instigateur. Il a reconnu avoir lui-même divulgué des informations confidentielles au tabloïd allemand, mais insiste sur le fait qu’il n’a agi que sur les instructions du Premier ministre. Il a répété ces accusations lors de ses interrogatoires après son arrestation et son inculpation dans cette affaire.
Pour l’heure, Netanyahu n’est pas formellement soupçonné dans l’affaire de la fuite ou dans le scandale du Qatargate. Son bureau a publié un communiqué niant catégoriquement les accusations de Feldstein, réaffirmant son innocence dans les deux affaires. Ces événements ont néanmoins relancé le débat politique en Israël et font la une des médias nationaux.
