Renforcement des leaders communautaires pour lutter contre l’Ebola
La formation des leaders communautaires, organisée en République du Congo, vise à renforcer leurs capacités pour lutter contre le virus Ebola, actuellement menaçant les frontières du pays, notamment avec la République démocratique du Congo (RDC). Selon le coordonnateur national de la Cnore, Markos Hollat-Louis, cette initiative vise à sensibiliser les communautés aux risques, à promouvoir des pratiques préventives et à identifier les cas suspects. « Ce sont des outils qui joueront un rôle central dans la détection et la réponse au virus », a-t-il affirmé. Les organisateurs soulignent également l’importance de combiner ces efforts avec les connaissances acquises sur l’épidémie de choléra, qui a causé plus de 100 décès depuis le 26 juillet 2025.

Collaboration entre le Congo et la Russie pour la santé publique
L’initiative de cette formation résulte de la coopération entre deux organisations de la société civile, une congolaise et une russe, dans le cadre des relations bilatérales. La Russie a fourni en 2025 deux laboratoires mobiles au Congo, tandis que l’association Globus, active depuis 2025, a mis en œuvre des projets de santé et de prévention. L’association collabore également avec la plateforme « Congo future », qui rassemble plus de 5 000 jeunes engagés dans des actions solidaires. Son représentant, Maksim Abramovski, a exprimé la disponibilité de Globus à de nouvelles collaborations.

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Enjeux de la riposte dans les provinces de l’Ituri et du Nord-Kivu
Dans les provinces de l’Ituri, du Nord-Kivu et du Sud-Kivu, la riposte contre l’Ebola est complexifiée par la violence armée, la criminalité et la résistance aux mesures sanitaires. Une analyse des 68 incidents documentés entre mai et juillet 2026 révèle que 22 cas concernent des enterrements dignes et sécurisés, surtout dans la zone de santé de Bunia. Les accusations liées à l’Ebola, souvent dirigées contre les équipes de la riposte, constituent un autre motif de tensions. Deux zones de santé concentrent près de 40 % des incidents, soulignant la nécessité d’une approche ciblée. Le gouvernement congolais a répondu en dotant l’Ituri de 10 nouvelles ambulances en juillet 2026, destinées à accélérer l’évacuation des malades vers les Centres de Traitement Ebola (CTE), améliorant ainsi la détection et la réduction de la transmission.
Engagement des chefs coutumiers et des relais communautaires
Les chefs coutumiers de l’Ituri ont affirmé leur soutien à la riposte, lors d’une réunion à Bunia en juillet 2026. Le gouverneur militaire a appelé ces leaders à intensifier la sensibilisation et à faciliter le travail des équipes médicales. Les relais communautaires, malgré des menaces quotidiennes, progressent dans la brisure du déni. Samuel Rehema, responsable de la dynamique à Bunia, note que la population commence à reconnaître l’existence du virus. Cependant, les défis logistiques et sécuritaires persistent, avec un manque d’effectifs et des violences sur le terrain. Les équipes de terrain soulignent la nécessité de sécuriser leurs agents pour éviter une résurgence du virus.

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Prochaines étapes et défis structurels
Les organisateurs prévoient de prolonger la formation dans d’autres localités, suivie d’une campagne de sensibilisation ciblée. Le ministère de la Santé, avec l’aide de partenaires techniques, vise à atteindre zéro cas et à renforcer durablement le système de santé. Les partenaires et le gouvernement doivent toutefois accroître leur soutien pour répondre aux besoins des leaders communautaires et des équipes de la riposte. La collaboration entre acteurs locaux, internationaux et autorités reste cruciale pour briser la chaîne de transmission du virus Ebola.
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