L’annonce de la suppression de 13 000 postes chez Bosch, principalement en Allemagne, a plongé les employés dans l’inquiétude et la colère. Les sites du Bade-Wurtemberg sont particulièrement touchés par ce plan de restructuration visant à réduire les coûts.
« Nous sommes sous le choc, en colère et effrayés », témoigne Luigi, un employé de l’usine de Waiblingen. L’incertitude plane sur l’avenir de nombreux salariés, qui s’interrogent sur les conséquences de cette décision pour leur emploi et leur famille. « On se pose mille questions. Comment allons-nous faire ? »
Denise, une autre employée de Bosch, exprime sa déception. Issue d’une famille de travailleurs de l’entreprise, elle se sent trahie par une direction désormais uniquement focalisée sur la rentabilité. « Mon grand-père a travaillé chez Bosch et était fier de faire partie d’une entreprise socialement responsable. Mais aujourd’hui, il n’y a plus rien de tout ça. Seul le profit compte », déplore-t-elle. « C’est un choc. Nous devons nous mobiliser, descendre dans la rue et montrer à l’entreprise qu’elle ne peut pas nous ignorer. Nous voulons défendre nos emplois. »
Selon les informations disponibles, l’usine de Waiblingen devrait cesser toute production de technologies de connexion d’ici fin 2028, ce qui affectera environ 560 employés. Le comité d’entreprise et le syndicat IG Metall se préparent à une forte opposition.
Matze Stefano, président du comité d’entreprise de Waiblingen, dénonce une attitude irresponsable de la part de la direction. « Les employés sont en colère que Bosch les abandonne ainsi », affirme-t-il. « Nous sommes prêts à nous battre pour préserver nos emplois et notre site. »
Barbara Resch, responsable d’IG Metall pour le Bade-Wurtemberg, a également annoncé une résistance déterminée. « Notre message est clair : nous ne resterons pas les bras croisés pendant que Bosch se défausse de ses responsabilités et abandonne ses sites », a-t-elle déclaré. « Il est temps de se rassembler et de lutter pour la sauvegarde des emplois et un avenir solide pour la région. »
« Cette annonce est un choc et une gifle pour les employés », a-t-elle ajouté, soulignant l’importance de Bosch dans le tissu industriel du Bade-Wurtemberg. « Ceux qui menacent les emplois ici ne s’attaquent pas seulement à des individus, mais aussi à des familles et à des communautés entières. »
Le maire de Waiblingen, Sebastian Wolf (CDU), a qualifié cette décision d’« épreuve difficile » pour le site local. Il a appelé la direction de Bosch à prendre ses responsabilités envers ses employés.
Les sites de Feuerbach, Schwieberdingen, Waiblingen et Bühl/Bühlertal, tous situés dans le Bade-Wurtemberg, sont particulièrement concernés par ce plan de suppression de postes. Bosch avait déjà mis en œuvre plusieurs programmes de réduction d’effectifs depuis la fin de 2023, et la division des fournisseurs de mobilité est particulièrement touchée.
