Publié le 11 juin 2024 09:35:00. L’immeuble de bureaux numéro 2 Dublin Landings, à Dublin, a été cédé pour un peu plus de 50 millions d’euros, soit une baisse significative par rapport à son prix d’achat de 2018. Cette transaction intervient après des difficultés financières rencontrées par son locataire principal, WeWork, et une tentative de refinancement avortée.
- Le numéro 2 Dublin Landings a été vendu pour 50,5 millions d’euros à l’investisseur allemand MEAG.
- Ce prix est bien inférieur aux 106,5 millions d’euros déboursés en 2018 et aux 60 millions d’euros espérés par les administrateurs judiciaires.
- Les difficultés de WeWork, qui a récemment émergé d’une procédure de faillite, ont pesé sur la valeur de l’immeuble.
L’investisseur allemand MEAG a acquis le numéro 2 Dublin Landings pour un montant d’un peu plus de 50 millions d’euros, selon des informations rapportées initialement par l’Irish Times en février. Cette vente marque une perte importante pour les anciens propriétaires, le fonds d’investissement immobilier sud-coréen JR AMC et Hana Financial Investment, qui avaient acheté l’immeuble en novembre 2018 via l’investisseur allemand KanAm Grund pour 106,5 millions d’euros.
La banque allemande Helaba, créancière pour plus de 60 millions d’euros, avait engagé Deloitte en février 2023 comme séquestre afin de récupérer les fonds dus. Le prix de vente actuel est également bien en deçà de la valorisation de 140 millions d’euros évoquée en 2022 lorsque JR AMC et Hana envisageaient de céder la propriété. Une tentative de refinancement a échoué suite à la demande de mise en faillite (chapitre 11) déposée par WeWork aux États-Unis en novembre dernier.
Le numéro 2 Dublin Landings, développé par Ballymore de Sean Mulryan en partenariat avec Oxley, est entièrement loué à WeWork. L’entreprise, qui a récemment restructuré son portefeuille mondial et est sortie de la faillite fin mai 2024, a négocié une réduction de son loyer annuel de 1,38 million d’euros, le ramenant à 4 millions d’euros (contre 5,38 millions d’euros précédemment). Dans le cadre de cette restructuration, WeWork a également restitué le plus petit des deux derniers étages du penthouse de cet immeuble de six étages, d’une superficie de 21 000 pieds carrés.
Selon les termes de la procédure de faillite confirmée par un tribunal américain, WeWork a supprimé 4 milliards de dollars de dettes antérieures à la requête et économisera 12 milliards de dollars (11,45 milliards d’euros) de dettes de location prévues. L’entreprise a modifié les termes de plus de 170 baux de bureaux et s’est retirée de 160 sites.
