Publié le 5 janvier 2024 à 07h39. Alors que les géants de la technologie envisagent de déployer des centres de données dans l’espace, l’opportunité d’investissement la plus prometteuse se trouve sur Terre, dans les entreprises qui fournissent les matières premières et l’infrastructure nécessaires à l’essor de l’intelligence artificielle.
- Les investissements dans les centres de données devraient atteindre 6 700 milliards de dollars au cours des cinq prochaines années, dont 5 200 milliards de dollars spécifiquement pour l’infrastructure liée à l’IA.
- Les entreprises fournissant les matériaux essentiels – aluminium, cuivre, terres rares – sont en train de voir leurs bénéfices augmenter, profitant d’une demande croissante et structurelle.
- Un sommet organisé par InvestorPlace le 10 décembre présentera une petite entreprise américaine considérée comme un acteur clé de cette transformation industrielle.
L’enthousiasme autour de l’intelligence artificielle est palpable, allant même au-delà de notre planète avec les discussions concernant des centres de données spatiaux et l’informatique orbitale. Alphabet Inc. (GOOGLE), par l’intermédiaire de son PDG Sundar Pichai, a récemment annoncé le développement de centres de données d’IA dans l’espace, via un projet appelé Suncatcher, qui prévoit le lancement de satellites alimentés par l’énergie solaire.
Cependant, selon Eric Fry, l’argent se fait véritablement sur le terrain, avec les entreprises qui fournissent les matières premières, l’énergie et les infrastructures indispensables à cette révolution technologique. Cette dynamique marque le début d’une nouvelle ère économique, que ses auteurs appellent le « Rêve américain 2.0 », caractérisée par un passage d’une économie axée sur le travail à une économie fondée sur la propriété et une relocalisation de la production.
Les investissements massifs des géants de la technologie – Google, AMZN, MSFT, AAPL et MÉTA – bien que nécessaires, pourraient entraîner une destruction de capital à court terme, comme l’a souligné le gestionnaire de fonds spéculatifs David Einhorn. En revanche, les entreprises fournissant les matériaux de base, comme l’aluminium, le cuivre et les terres rares, sont en train de récolter les fruits de cette demande croissante.
L’aluminium, par exemple, est essentiel pour les lignes à haute tension alimentant les centres de données, avec une consommation estimée à une à deux tonnes par mégawatt. La demande mondiale devrait passer de 104 millions de tonnes en 2024 à 120 millions de tonnes d’ici 2030. Les terres rares, quant à elles, sont indispensables aux composants clés des centres de données, tels que les disques durs et les systèmes de refroidissement. La ruée sur ces ressources signale un changement économique majeur, estimé à 11 300 milliards de dollars.
Pour approfondir cette opportunité d’investissement, Louis Navellier, Luc Lango et Eric Fry organiseront le Sommet du Rêve américain 2.0 le 10 décembre à 10h (heure de l’Est). Ils y présenteront une sélection de petites entreprises américaines positionnées au cœur de cette transformation, dont une entreprise dont le titre et le code boursier seront révélés lors de l’événement. Vous pouvez vous inscrire ici pour réserver votre place.
Comme le disait John F. Kennedy en 1962 :
« Cette génération n’a pas l’intention de sombrer dans les remous de l’ère spatiale à venir. Nous entendons en faire partie – nous entendons le diriger. Car les yeux du monde se tournent désormais vers l’espace, vers la lune et vers les planètes au-delà. »
John F. Kennedy, discours à l’Université Rice (1962)
Et, plus récemment, Google Research soulignait :
« À l’avenir, l’espace pourrait être le meilleur endroit pour faire évoluer le calcul de l’IA… »
Google Research, article de blog (4 novembre)
