Publié le 3 novembre 2025 à 15h39. La nouvelle émission de Luca Barbareschi sur Rai 3, « Joyeux mais pas trop », peine à trouver son équilibre, l’animateur tendant à éclipser ses invités et le fil conducteur des discussions.
L’émission « Joyeux mais pas trop », dont le titre suggère une approche nuancée, semble souffrir d’un déséquilibre certain. Si l’idée de confronter des personnalités issues du monde du divertissement et de la culture est intéressante, le format peine à s’affirmer, l’animateur Luca Barbareschi monopolisant souvent l’attention.
Lors du premier épisode, Giorgio Gori, ancien directeur de Canale 5 et maire de Bergame, et Marco Castoldi, plus connu sous le nom de Morgan, étaient les invités. La pertinence de leur présence respective, oscillant entre culture populaire et culture au sens strict, a été questionnée.
Luca Barbareschi avait annoncé que chaque épisode serait structuré autour de deux entretiens liés par un thème commun :
« Au centre de chaque épisode deux entretiens liés par un thème commun : l’un avec un protagoniste de la scène pop et l’autre avec une figure du monde de la culture »
Luca Barbareschi
. Cependant, l’émission a rapidement été dominée par les réflexions personnelles de l’animateur.
Selon Aldo Grasso, l’invité le plus à l’aise était Giorgio Gori, dont le profil pourrait même susciter des ambitions politiques. À l’inverse, Morgan a semblé s’enliser dans des digressions sur l’histoire de la musique, la philosophie et les mécanismes du marché.
Le principal reproche adressé à l’émission est le manque d’humilité de son animateur. Il semble difficile, selon l’analyse, de laisser les invités s’exprimer pleinement lorsque l’animateur cherche constamment à imposer son point de vue. Gori et Morgan ont ainsi été relégués au rôle de faire-valoir pour le « moi » débordant de Barbareschi.
Un moment particulièrement notable s’est produit lorsque Morgan a critiqué la dégradation culturelle du pays sous l’ère Berlusconi. Une occasion manquée pour interroger Gori sur son expérience passée en tant que directeur de Canale 5, mais l’animateur était trop préoccupé par ses propres réflexions.
L’émission sera diffusée à 17 reprises sur Rai 3, mais il est conseillé de la visionner en différé sur RaiPlay pour éviter les moments les plus égocentriques.
