Publié le 11 octobre 2025 18h30. La qualité de l’air à Delhi se dégrade rapidement, atteignant des niveaux proches du seuil considéré comme « mauvaise », suscitant des inquiétudes pour la santé publique, en particulier pour les populations les plus vulnérables.
- L’indice de la qualité de l’air (IQA) à Delhi a atteint 193 samedi matin, une augmentation significative par rapport aux jours précédents.
- L’Organisation mondiale de la santé (OMS) estime que la pollution de l’air est responsable d’environ sept millions de décès dans le monde chaque année.
- Les prévisions météorologiques indiquent un ciel dégagé pour le week-end, avec des températures maximales autour de 33 degrés Celsius.
La capitale indienne est confrontée à une détérioration préoccupante de la qualité de son air. L’IQA, qui mesure la concentration de polluants dans l’atmosphère, a connu une hausse notable ces dernières 48 heures, passant de 91 jeudi à 129 vendredi matin, avant d’atteindre 193 samedi à 5 heures du matin. Selon l’échelle de l’IQA, un score entre 101 et 200 est considéré comme modérément pollué, tandis qu’un score supérieur à 200 indique une qualité de l’air « mauvaise ».
Cette augmentation de la pollution est attribuée à une combinaison de facteurs, notamment la présence d’un brouillard dense et des conditions atmosphériques stagnantes qui empêchent la dispersion des polluants. L’IQA est un indicateur clé de la santé de l’air : une valeur comprise entre 0 et 50 est considérée comme « bonne », de 51 à 100 comme « satisfaisante », de 101 à 200 comme « modérément polluée », de 201 à 300 comme « mauvaise », de 301 à 400 comme « très mauvaise » et de 401 à 500 comme « grave ».
La pollution atmosphérique représente un problème de santé publique majeur à l’échelle mondiale. En avril dernier, l’Organisation mondiale de la santé (OMS) a révélé que près de neuf personnes sur dix respirent un air contenant des niveaux de polluants dangereux pour la santé. L’OMS travaille en étroite collaboration avec les pays pour surveiller la pollution de l’air et mettre en œuvre des mesures visant à améliorer la qualité de l’air.
Delhi a déjà connu des épisodes de pollution extrême. Le 14 novembre 2024, la ville était devenue la plus polluée du monde, avec un IQA atteignant un niveau alarmant de 1 000, provoquant une crise atmosphérique et perturbant le trafic aérien avec de nombreuses annulations et des changements de route pour les vols.
Bien qu’aucune ville au monde ne puisse prétendre à un IQA constamment nul, certaines, comme Zurich en Suisse, sont réputées pour leur air particulièrement pur, avec un IQA souvent inférieur à 1. Cependant, même ces villes connaissent des fluctuations et des pics de pollution occasionnels.
Concernant les prévisions météorologiques, le Département météorologique indien (IMD) prévoit un ciel dégagé pour le week-end, avec des températures maximales attendues autour de 33 degrés Celsius. La température minimale enregistrée samedi à Delhi était de 19,4 degrés Celsius, soit 1,6 degré en dessous de la moyenne saisonnière. Vendredi, la ville avait enregistré sa première baisse de température en dessous de 20 degrés Celsius pour la saison hivernale 2025-2026, avec une température minimale de 18,8 degrés Celsius.
L’humidité relative à Delhi était de 84 % à 8h30 samedi, selon l’IMD. Il est également important de noter que la pollution de l’air peut affecter la santé des animaux de compagnie, en particulier les chiots, les chiens âgés et ceux souffrant de problèmes respiratoires ou cardiaques. Un IQA compris entre 101 et 150 peut présenter des risques pour ces animaux sensibles, et des précautions supplémentaires doivent être prises lorsque l’IQA dépasse 151, car la qualité de l’air est alors considérée comme malsaine pour tous les animaux de compagnie.
Pour en savoir plus sur la précision des prévisions de la qualité de l’air à Delhi, vous pouvez consulter l’étude du CEEW qui indique une précision de 80 % en hiver.
Vous pouvez également consulter cet article qui aborde la pollution de l’air comme un problème national en Inde.
