Publié le 26 novembre 2025 05:01:00. L’équipe nationale tchèque de football est en proie à des dysfonctionnements internes et à un manque de discipline, malgré une victoire laborieuse face à Gibraltar. Des questions se posent sur le leadership, le respect des normes et l’unité au sein du groupe.
- La victoire contre Gibraltar a été marquée par un manque d’unité et des comportements jugés inappropriés de certains joueurs.
- Des critiques sont adressées à Pavel Nedvěd, directeur général de l’équipe, pour son indulgence face à ces dérives.
- L’exemple du hockey tchèque, où la discipline est primordiale, est mis en avant comme une solution possible.
La récente rencontre face à Gibraltar, soldée par une victoire 1 à 0, a mis en lumière des problèmes bien plus profonds que le simple résultat sportif. Au-delà du terrain, c’est l’état d’esprit et le comportement de certains joueurs qui interpellent, soulevant des questions sur le leadership et le respect des valeurs fondamentales du football tchèque.
Le capitaine Tomáš Souček, accompagné de Vladimír Coufal, a exprimé son incompréhension face au manque de soutien ressenti de la part des supporters, malgré une performance jugée décevante. Les chants des fans, appelant à “se battre pour la République tchèque”, ont été perçus comme une critique, alors que l’équipe avait déjà connu des difficultés, notamment une défaite face à Saint-Marin, classé dernier au classement mondial des équipes nationales.
La victoire contre Gibraltar n’a pas été sans controverses. L’arbitrage a été jugé favorable aux Tchèques, notamment en ignorant une faute dangereuse de Coufal et en accordant un penalty discutable. Pourtant, ces incidents semblent avoir été minimisés par la direction de l’équipe, incarnée par Pavel Nedvěd, perpétuant une tradition d’indulgence envers les comportements répréhensibles.
Cette permissivité a conduit certains joueurs à développer un ego démesuré, les amenant à croire qu’ils sont au-dessus des règles. Un contraste frappant émerge avec les normes strictes en vigueur dans les ligues étrangères, notamment en Angleterre, où de tels agissements seraient impensables. Coufal, par exemple, ne s’autoriserait jamais à sortir en soirée deux jours avant un match de West Ham.
L’exemple de Coufal est particulièrement révélateur. Après une soirée festive à Olomouc, il a osé reprocher aux supporters leur manque de soutien. Cette attitude a provoqué l’indignation et a conduit la FAČR (Fédération tchèque de football) à prendre des sanctions : Souček a été démis de ses fonctions de capitaine et les primes de match ont été reversées à des œuvres caritatives.
« Aucun des joueurs n’est au-dessus du pays qu’il a l’honneur de représenter. Et aucun d’entre eux n’est plus qu’un supporter qui consacre ses ressources, son temps et son énergie pour soutenir l’équipe nationale. »
FAČR, communiqué de presse
La nomination d’Ivan Hašek comme nouvel entraîneur a été accueillie avec un certain scepticisme, d’autant plus que la direction de la fédération semble manquer de vision quant au profil idéal du successeur. Les réflexions sur Fatih Terim, un entraîneur expérimenté mais peu performant, et la conférence de presse chaotique annonçant Jaroslav Köstl n’ont fait qu’accentuer ce sentiment d’incompétence.
Pour inverser la tendance, certains prônent l’exemple du hockey tchèque, où la discipline est une valeur cardinale. L’entraîneur Radim Rulík n’hésite pas à sanctionner les joueurs qui ne respectent pas le système de jeu, comme il l’a démontré avec David Pastrňák. De même, le succès d’Erling Haaland à Manchester City est attribué à son implication totale dans le collectif et à son respect des consignes.
« Celui qui n’obéira pas au système ne sera pas nommé. »
Radim Rulík, entraîneur de l’équipe nationale tchèque de hockey
L’exemple de l’équipe de Norvège, qui s’est qualifiée pour la Coupe du monde après 24 ans d’attente, illustre également l’importance de la cohésion et du respect des règles. Enzo Mareska, l’entraîneur de Chelsea, souligne que la liberté des joueurs doit être encadrée par un système clair et précis.
La question qui se pose désormais est de savoir quand les responsables du football tchèque prendront conscience de la nécessité d’un changement profond. Il est temps de mettre fin à la parodie et de redonner à l’équipe nationale les valeurs qui ont fait sa grandeur.

