L’avenir du fabricant de robots aspirateurs Roomba, iRobot, s’assombrit considérablement après l’échec de ses tentatives de trouver un acquéreur. L’action de l’entreprise a chuté de plus de 30 % lundi, signalant des difficultés financières persistantes et un risque accru de faillite.
iRobot, qui cherche à se vendre depuis mars dernier, a annoncé qu’un acheteur potentiel, le dernier en lice, s’est retiré après une longue période de négociations exclusives. Cette nouvelle survient après l’abandon, en janvier 2024, du projet d’acquisition par Amazon, estimé à 1,7 milliard de dollars (environ 1,5 milliard d’euros), en raison de blocages réglementaires.
Selon iRobot, l’offre du dernier enchérisseur était “nettement inférieure” au cours de l’action de ces derniers mois. L’entreprise a précisé qu’elle n’était actuellement pas en négociations avancées avec d’autres parties intéressées et qu’il n’y avait aucune garantie que ses efforts pour trouver une solution stratégique aboutissent.
La situation financière d’iRobot est critique. En mars, la société avait déjà exprimé des “doutes substantiels” quant à sa capacité à poursuivre ses activités. Pour faire face à ses difficultés, iRobot avait contracté un prêt de 200 millions de dollars (environ 185 millions d’euros) auprès du groupe Carlyle en juillet 2023, en attendant la finalisation de l’accord avec Amazon.
Dans un document réglementaire, iRobot a indiqué avoir prolongé la période de renonciation à certaines obligations financières jusqu’au 1er décembre, grâce à un sixième amendement à son contrat de crédit. Cependant, le document avertit que, si les prêteurs ne fournissent pas de financement supplémentaire ou si l’entreprise ne parvient pas à obtenir d’autres sources de capitaux à court terme, elle “pourrait être contrainte de réduire ou de cesser considérablement ses activités et serait probablement protégée contre la faillite”.
Andy Jassy, PDG d’Amazon, avait qualifié les efforts des régulateurs pour bloquer l’acquisition d’iRobot de « triste histoire », estimant que cela aurait permis à l’entreprise de se développer et de mieux concurrencer des acteurs comme les sociétés chinoises Anker, Ecovacs et Roborock.
L’action iRobot a chuté de plus de 50 % cette année, reflétant les inquiétudes croissantes des investisseurs quant à la viabilité de l’entreprise.
