Publié le 1er novembre 2025 à 11h14. Les Tonga, autrefois fer de lance de la révolution du rugby à XIII sur la scène internationale, voient les Samoa prendre l’ascendant, tandis que la Nouvelle-Zélande pourrait affirmer sa domination lors des prochains Championnats du Pacifique.
- Les Samoa dépassent les Tonga dans la hiérarchie du rugby à XIII grâce à l’arrivée de joueurs de premier plan.
- La Nouvelle-Zélande pourrait profiter de l’exode de joueurs vers les nations du Pacifique pour réaffirmer sa position.
- Une blessure offre une opportunité à une jeune joueuse de briller au sein de l’équipe australienne féminine, les Jillaroos.
L’ascension fulgurante des Tonga, qui avait déstabilisé les grandes nations du rugby à XIII en attirant des joueurs de haut niveau, semble marquer une pause. Les Samoa, dopés par l’arrivée de stars australiennes, ont pris de l’avance, notamment lors de la Coupe du monde 2022 où ils ont atteint la finale et lors de leur tournée en Angleterre l’année dernière.
La semaine dernière, les Samoa ont confirmé leur progression en dominant les Tonga sur le score de 34 à 6, après avoir donné du fil à retordre aux Kiwis (24-18). L’arrivée de joueurs tels que Payne Haas et Hamiso Tabuai-Fidow renforce considérablement leur équipe. Haas, considéré comme l’un des meilleurs joueurs de la National Rugby League (NRL), et Tabuai-Fidow, un ailier de premier plan, apportent une puissance offensive considérable aux Samoa.
Avec des rumeurs persistantes concernant une possible naturalisation du pilier australien Tino Fa’asuamaleaui, les Samoa pourraient disposer d’une équipe de rêve capable de rivaliser avec les meilleures nations du monde. Leur ligne de trois-quarts, composée de joueurs de calibre international tels que Roger Tuivasa-Sheck, Brian To’o, Izack Tago, Deine Mariner, Murray Taulagi, Blaize Talagi et Jarome Luai, promet des performances spectaculaires. Leur pack, renforcé par Haas, Josh Papalii, Jeremiah Nanai, Terrell May et Junior Paulo, pourrait également devenir une force dominante.
Les Tonga, bien que disposant de joueurs talentueux comme Robert Toia, Isaiya Katoa, Addin Fonua-Blake, Stefano Utoikamanu, Eliesa Katoa et Daniel Tupou, semblent actuellement moins compétitifs. Pour rester dans le peloton de tête, ils pourraient encourager une nouvelle génération de joueurs à choisir de représenter leur pays d’origine plutôt que l’Australie ou la Nouvelle-Zélande.
Concernant la Nouvelle-Zélande, elle pourrait profiter de la situation actuelle pour réaffirmer sa position. Malgré la perte de plusieurs joueurs au profit des Tonga et des Samoa, les Kiwis ont démontré leur potentiel en battant les Samoa 24-18 lors de leur premier match des Championnats du Pacifique. Dylan Brown et Casey McLean ont été particulièrement performants, ce qui laisse présager de belles choses pour la suite du tournoi.
Les Kiwis, champions des Championnats du Pacifique en 2023, pourraient ainsi confirmer leur statut de nation de premier plan en remportant à nouveau le titre. Charnze Nicoll-Klokstad, James Fisher-Harris, Moses Leota, Joseph Tapine, Brown et McLean constituent un noyau dur capable de relever tous les défis.
Du côté du rugby féminin, une blessure à Tamika Upton, double lauréate du Dally M, offre une opportunité à Abbi Church de se faire remarquer avec les Jillaroos. Upton, touchée au mollet, devrait être remplacée par Church lors du prochain match contre la Nouvelle-Zélande. Church, qui évolue aux Eels en NRLW, a déjà démontré son talent en équipe PM XII et mérite cette chance de briller au niveau international.
La domination des Jillaroos, bien que méritée, soulève des questions quant à l’équilibre du rugby féminin international. Il est essentiel que les autres nations investissent dans le développement de leurs joueuses et améliorent leur préparation afin de pouvoir rivaliser avec l’Australie et rendre le sport plus compétitif.
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