Publié le 2025-10-08 14:50:00. Des chercheurs aux Pays-Bas, aux États-Unis et au Japon repoussent les limites de la reproduction humaine, explorant des technologies allant de l’utérus artificiel à la possibilité d’enfants issus de deux pères biologiques.
L’avenir de la naissance pourrait bien prendre une tournure radicale. À l’Université de Technologie d’Eindhoven, Myrthe van der Ven et Juliette van Haren simulent une naissance extrêmement prématurée à l’aide d’un abdomen en silicone et d’un fœtus artificiel. Leur objectif : perfectionner un utérus artificiel capable de maintenir en vie et de développer des bébés nés de manière prématurée, en les maintenant dans un environnement liquide amniotique et en imitant le rôle du placenta.
La simulation consiste à retirer délicatement le fœtus en silicone de l’utérus artificiel et à le placer dans un sac transparent rempli de liquide. Les chercheurs attachent ensuite un sac transparent à l’ouverture et atteignent le bébé par une entrée sur le côté. L’étape suivante consiste à connecter le cordon ombilical à un appareil qui reproduit les fonctions du placenta, une prouesse déjà réalisable dans le cadre de ces simulations.
Ces recherches s’inscrivent dans un effort mondial pour maîtriser la reproduction humaine. Des équipes à New York et à Osaka travaillent également sur des technologies innovantes, allant de l’amélioration des techniques d’insémination artificielle à la gamétogenèse in vitro, une méthode visant à créer des gamètes (ovules et spermatozoïdes) à partir de cellules souches.
Si les avancées scientifiques sont prometteuses, elles soulèvent également des questions éthiques et financières importantes. Le coût de ces technologies, ainsi que les implications morales de la manipulation de la reproduction, sont au cœur des débats. La vision d’un utérus artificiel pleinement opérationnel se rapproche, mais sa mise en œuvre soulève encore de nombreux défis.
