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Guerre commerciale: Carney «ne doit pas faire de concessions» à Washington, suggère un expert

by Nicolas Lefèvre
L’expert préconise une position ferme

Un expert français a conseillé au gouvernement de ne pas faire de concessions dans la guerre commerciale avec les États-Unis, selon des déclarations publiées le 19 juillet 2026. Cette recommandation intervient alors que les tensions entre les deux puissances économiques s’intensifient.

Le 19 juillet 2026, un rapport publié par l’Institut de relations internationales (IRI) a affirmé que le gouvernement français devait maintenir une position ferme face aux pressions américaines dans le cadre de la guerre commerciale. « Carney ne doit pas faire de concessions », a déclaré un analyste de l’IRI, Jean-Luc Moreau, dans un entretien avec Le Monde. Cette recommandation intervient après des discussions entre les représentants des deux pays sur des tarifs douaniers et des subventions aux industries stratégiques.

L’expert préconise une position ferme

« La France ne peut pas se laisser intimider par les mesures unilatérales des États-Unis », a souligné Jean-Luc Moreau, chercheur à l’IRI. Selon lui, les concessions risqueraient de fragiliser les secteurs clés de l’économie française, notamment l’agriculture et la sidérurgie. Le rapport de l’IRI, basé sur des analyses des derniers accords commerciaux, met en garde contre la « dépendance excessive » aux politiques américaines.

« Carney ne doit pas faire de concessions. Les États-Unis cherchent à imposer leur modèle économique, mais la France doit défendre ses intérêts à long terme. »

Jean-Luc Moreau, chercheur à l’Institut de relations internationales

Le gouvernement français a réagi à ces déclarations en confirmant son engagement à « protéger les intérêts nationaux », selon un communiqué du ministère des Affaires étrangères daté du 20 juillet. Les négociations en cours entre Paris et Washington portent notamment sur les restrictions imposées par les États-Unis aux importations de produits agricoles européens.

Contexte de la guerre commerciale

La guerre commerciale entre la France et les États-Unis s’inscrit dans un cadre plus large de tensions économiques mondiales. En 2025, Washington avait instauré des droits de douane supplémentaires sur les vins français et les produits laitiers, entraînant une réponse des autorités européennes. Ces mesures ont été renforcées en 2026, avec l’imposition de quotas sur les importations de biens technologiques.

La guerre commerciale avec les États-Unis sert-elle à Mark Carney? | Élections Canada 2025

Le 18 juillet, le ministre français du Commerce, Édouard Dufresne, a déclaré lors d’une conférence de presse que « les relations commerciales doivent être fondées sur le respect mutuel, pas sur la pression ». Il a toutefois reconnu que les négociations étaient complexes, en raison des divergences sur les normes environnementales et les subventions aux entreprises.

Réactions des acteurs économiques

Les syndicats agricoles français ont accueilli favorablement le conseil de l’IRI. « Nous avons besoin d’une alliance forte avec l’Union européenne pour résister aux pressions américaines », a déclaré Marie Lefèvre, présidente de la Confédération paysanne. En revanche, les entreprises technologiques ont exprimé des inquiétudes sur les conséquences des restrictions douanières.

Réactions des acteurs économiques

Le Conseil national des entreprises (CNE) a publié un communiqué le 21 juillet soulignant que « les incertitudes commerciales menacent l’innovation et l’emploi ». Il a appelé à un dialogue plus étroit entre les deux pays pour éviter une escalade des tensions.

Prochaines étapes et incertitudes

Les négociations entre la France et les États-Unis doivent reprendre début août, selon un calendrier établi par le ministère des Affaires étrangères. Cependant, des sources proches du dossier indiquent que les divergences sur les subventions aux industries vertes restent un obstacle majeur. « Le gouvernement français doit peser soigneusement ses options », a ajouté Jean-Luc Moreau.

Le sort de l’accord dépendra également des réactions des autres pays européens. L’Allemagne, par exemple, a exprimé une volonté de soutenir la France, mais a également souligné la nécessité d’une approche coordonnée avec l’Union européenne. Les prochaines semaines seront cruciales pour déterminer si les tensions commerciales pourront être apaisées ou si elles se traduiront par des mesures réciproques plus strictes.

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