Publié le 16 octobre 2025 à 01h51. L’administration Trump envisage une intervention plus directe contre les cartels de la drogue basés au Venezuela, tandis que les tensions s’intensifient dans la région des Caraïbes et que des accusations de tentatives de coup d’État sont portées par Caracas.
Dans un contexte de tensions croissantes dans les Caraïbes, le président américain Donald Trump a laissé entendre qu’il pourrait autoriser des opérations militaires contre les groupes de narcotrafiquants opérant sur le territoire vénézuélien. « Nous regardons désormais clairement vers le continent, car nous avons la situation en mer très bien sous contrôle », a-t-il déclaré mercredi depuis le bureau ovale, en réponse à une question sur la possibilité d’attaques terrestres au Venezuela.
Cette annonce intervient après une série d’affrontements navals entre des navires américains et des embarcations suspectées de trafic de drogue dans les eaux internationales au large des côtes vénézuéliennes. Selon Washington, ces opérations ont déjà entraîné la mort de six personnes lors d’une récente attaque contre un bateau impliqué dans des « réseaux narco-terroristes illégaux ».
Parallèlement, le président vénézuélien Nicolás Maduro a accusé les services de renseignement américains, la CIA, d’organiser des tentatives de coup d’État contre son gouvernement. S’adressant à une commission gouvernementale à Caracas, Maduro a déclaré : « Non à la guerre dans les Caraïbes. Non au changement de régime. Non aux coups d’État orchestrés par la CIA. »
L’administration Trump envisage également une refonte radicale du système d’accueil des réfugiés aux États-Unis, selon des documents révélés par le New York Times. Cette réforme viserait à réduire drastiquement le nombre de réfugiés admis et à privilégier les personnes anglophones, les Sud-Africains blancs et les migrants européens hostiles à l’immigration. Certaines de ces mesures sont déjà en cours de mise en œuvre, transformant un programme humanitaire de plusieurs décennies en un système aligné sur la politique migratoire de Trump, axée sur l’accueil des populations d’origine européenne.
Les tensions entre les États-Unis et le Venezuela se sont exacerbées ces dernières semaines après le déploiement de navires de guerre américains dans les Caraïbes, officiellement pour lutter contre le trafic de drogue. Washington justifie ces actions par la nécessité de contrer les réseaux criminels qui profitent de l’instabilité politique et économique au Venezuela.
Interrogé sur un article du New York Times évoquant une possible autorisation donnée à la CIA pour mener des opérations secrètes contre Maduro, Trump a esquivé la question, répondant : « C’est une question ridicule pour moi. Pas vraiment une question ridicule, mais ne serait-il pas ridicule si j’y répondais ? »
La situation dans la région reste donc extrêmement volatile, avec des risques accrus d’escalade militaire et de déstabilisation politique.
