Publié le 23 novembre 2025 à 21h21. L’intensification de la présence militaire américaine dans la mer des Caraïbes, officiellement justifiée par la lutte contre le trafic de drogue, suscite de vives inquiétudes au Brésil et au Venezuela, où l’on y voit une menace potentielle contre le régime de Nicolás Maduro.
- Le président brésilien Luiz Inácio Lula da Silva a exprimé sa « très grande préoccupation » face au déploiement américain et prévoit d’en discuter avec Donald Trump.
- Le Venezuela dénonce ces manœuvres comme une menace directe visant à renverser le gouvernement de Nicolás Maduro.
- Les États-Unis ont averti les avions civils évoluant dans l’espace aérien vénézuélien de faire preuve de prudence.
Lula da Silva a fait part de ses inquiétudes à la presse à l’issue du sommet du G20 à Johannesburg, soulignant l’importance d’une solution diplomatique pour éviter une escalade. « Il est important que nous essayions de trouver une solution avant que cela ne commence un conflit », a-t-il déclaré, rappelant que le Brésil partage une frontière avec le Venezuela.
Les États-Unis ont déployé dans la région leur plus grand porte-avions, accompagné d’une importante flotte de navires de guerre et d’avions de combat. Washington justifie cette présence accrue par la nécessité de lutter contre le trafic de drogue, affirmant avoir mené des opérations contre plus de 20 navires dans les Caraïbes et le Pacifique oriental depuis septembre, faisant plus de 80 morts. L’administration américaine affirme que ces navires étaient impliqués dans le trafic de drogue, mais n’a fourni aucune preuve à l’appui de ses affirmations.
Le président vénézuélien Nicolás Maduro a dénoncé ces opérations comme une « menace » directe contre son gouvernement. Il recherche activement un soutien international face à ce qu’il considère comme une ingérence américaine.
Donald Trump, qui n’a pas participé au sommet du G20 en Afrique du Sud, n’a pas exclu la possibilité d’envoyer des troupes américaines au Venezuela. Les États-Unis accusent Maduro de diriger un cartel de la drogue qualifié de « terroriste ».
Par ailleurs, le président du gouvernement espagnol, Pedro Sánchez, a appelé à l’ouverture de « espaces de dialogue » respectueux du droit international afin de désamorcer les tensions. « Nous avons toujours eu la même position dans chacun des conflits, à savoir ouvrir des espaces de dialogue respectueux du droit international et c’est ce que nous demandons également sur cette question », a-t-il déclaré lors du sommet du G20.
L’Espagne, bien qu’elle ne reconnaisse pas les résultats des élections vénézuéliennes, réaffirme son attachement au respect du droit international.
Avec des informations de l’AFP et d’Europa Press
