Publié le 14 novembre 2025 21:22:00. L’inflation continue de grignoter le pouvoir d’achat des Français, avec une hausse de 3,1% de l’indice des prix à la consommation (IPC) en octobre. Les produits de première nécessité, notamment alimentaires, sont les plus touchés, suscitant des inquiétudes quant à la qualité de vie des ménages.
- L’IPC a augmenté de 3,1% en octobre, un dixième de point de plus qu’en septembre.
- Les prix de l’alimentation, du logement, de l’habillement et des chaussures sont en forte hausse.
- L’Union Syndicale des Ouvriers (USO) appelle à une action parlementaire pour améliorer les conditions de travail et les salaires.
L’inflation poursuit sa progression en France, avec un indice des prix à la consommation (IPC) qui a atteint 3,1% en octobre. Cette augmentation, supérieure de 0,1 point à celle enregistrée fin septembre, pèse particulièrement sur les budgets des ménages, en raison de la flambée des prix des produits de base.
L’alimentation est au cœur de cette hausse généralisée. Fruits, viande, produits laitiers, œufs, huiles et graisses… aucun produit essentiel n’est épargné. Les fruits, en particulier, ont vu leur prix augmenter de 10% en un seul mois. Les dépenses de logement et les coûts liés à l’habillement et aux chaussures contribuent également à cette pression inflationniste.
Face à cette situation, l’Union Syndicale des Ouvriers (USO) exprime son inquiétude. Joaquín Pérez, secrétaire général de l’organisation, dénonce l’impact de cette inflation sur le quotidien des Français :
« Je ne peux pas imaginer une famille qui puisse supporter cette augmentation des prix. Nous perdons en qualité de vie et en pouvoir d’achat mois après mois. Il est vrai que les salaires ont augmenté de 3,5% ce mois-ci grâce aux accords négociés, mais une augmentation plus ou moins homogène de l’IPC parmi les produits qu’ils étudient n’est pas la même chose que celle axée sur les plus élémentaires. L’augmentation du prix de l’alimentation et de l’électricité est quelque chose que nous payons tous les jours, aucun salaire ne peut y résister. »
Joaquín Pérez, secrétaire général de l’USO
L’USO critique le cloisonnement du débat sur les prix et l’inflation, estimant qu’il est indissociable des questions de travail et de salaires. Le syndicat appelle donc à une action forte du Parlement pour mettre en place des mesures concrètes en faveur des travailleurs.
« Il est impératif de faire du Parlement un véritable forum pour les mesures en matière de travail. Il existe de nombreuses lois nécessaires, mais, en fin de compte, elles sont toutes liées au travail et à la qualité de vie des personnes. C’est pourquoi nous exigeons des groupes de travail agiles et productifs, où chacun cède pour améliorer la vie quotidienne des citoyens », a déclaré M. Pérez.
Parmi les revendications urgentes de l’USO figure une revalorisation du Salaire Minimum Interprofessionnel de Croissance (SMIC) pour 2026, prenant en compte l’évolution de l’IPC et ses limites. Le syndicat souhaite également que le nouveau SMIC entre en vigueur dès le début de l’année, afin de permettre aux administrations de mettre à jour leurs marchés publics et de faciliter l’accès aux dispositifs de conciliation travail-famille, notamment pour les travailleurs les plus précaires en matière de rémunération.
