Publié le 16 janvier 2024 22h35. Une société de commerce général basée aux Émirats arabes unis, Janat Al Anhar, a été visée par de nouvelles sanctions américaines en raison de son rôle présumé dans le financement du groupe houthis, considéré comme terroriste. L’entreprise est accusée de faciliter des transferts financiers illicites et de contourner les restrictions internationales sur les armes.
- Janat Al Anhar est soupçonnée d’agir comme un centre d’échange pour les fonds du marché noir liés aux Houthis.
- L’entreprise aurait facilité des flux financiers liés à des expéditions d’armes en provenance de Chine et d’autres pays.
- Les sanctions américaines visent à couper les sources de financement du groupe houthis.
Les autorités américaines ont désigné Janat Al Anhar General Trading LLC comme une cible clé dans le cadre de leur nouvelle série de sanctions. Selon le journal Al-Marsad, cette société, bien qu’enregistrée aux Émirats arabes unis, jouerait un rôle central dans le réseau financier des Houthis. Elle servirait de plaque tournante pour des transactions financières non officielles, permettant au groupe d’acquérir des biens de contrebande, des pièces détachées et du matériel divers.
Des sources proches du dossier, citées par Al-Masdar Online, affirment que Janat Al Anhar permet aux commerçants liés aux Houthis de gérer des flux financiers parallèles, en dehors du système bancaire traditionnel et échappant aux contrôles habituels. Ce système permettrait de financer l’acquisition de marchandises et, plus gravement, d’armes.
L’activité de l’entreprise s’étendrait à la facilitation de transferts financiers liés à des expéditions suspectes d’armement en provenance de Chine et d’autres pays. Ce réseau complexe vise à contourner les restrictions internationales imposées aux Houthis. Janat Al Anhar relierait ainsi un réseau de commerçants basés à Sanaa à des canaux financiers externes situés aux Émirats arabes unis et ailleurs.
En ciblant Janat Al Anhar, les États-Unis espèrent affaiblir la capacité des Houthis à financer leurs opérations et à déstabiliser la région. Les sanctions visent à assécher les sources de revenus du groupe, en perturbant ses réseaux financiers et en limitant son accès aux ressources essentielles.
