Home DivertissementJournal Al-Marsad – L’avocat de Fadel Shaker explique les raisons de l’échec du procès… et révèle les attentes liées à la session de février 2026

Journal Al-Marsad – L’avocat de Fadel Shaker explique les raisons de l’échec du procès… et révèle les attentes liées à la session de février 2026

by Antoine Girard

Publié le 16 décembre 2025 à 22h10. Le procès de l’artiste libanais Fadel Shaker, impliqué dans une affaire remontant à 2013, a été de nouveau reporté, cette fois à février 2026. Des difficultés procédurales, notamment des notifications incomplètes, entravent la progression de la justice dans ce dossier sensible.

  • Le procès de Fadel Shaker et du cheikh Ahmed Al-Assir a été reporté au 3 février 2026 à la demande de la défense.
  • Des notifications incomplètes sont pointées du doigt comme la principale cause des reports successifs.
  • L’avocat Ashraf Al-Moussawi dément toute intervention politique dans ce dossier.

Le tribunal pénal de Beyrouth a décidé de reporter une nouvelle fois le procès de Fadel Shaker, du cheikh Ahmed Al-Assir et de quatre autres accusés. L’affaire concerne une tentative d’assassinat datant de 2013, visant Hilal Hammoud, un responsable des « Brigades de la Résistance » à Sidon. Ce report, demandé par l’avocate de Shaker, Amanda Moubarak, souligne les complications qui persistent dans cette affaire.

Selon l’avocat Ashraf Al-Moussawi, les obstacles procéduraux sont considérables. Il explique que les notifications incomplètes constituent le principal frein au bon déroulement des procédures, entraînant des reports réguliers des audiences.

« Le plus important de ces obstacles réside dans les notifications incomplètes dans la plupart des dossiers, ce qui conduit à ralentir le déroulement des procès et à reporter les sessions. »

Ashraf Al-Moussawi, avocat

M. Al-Moussawi a fermement démenti l’existence d’une quelconque influence politique, qu’elle soit interne ou externe, dans ce dossier. Il a balayé les rumeurs évoquant une protection de Shaker par des « cercles libanais ou arabes », les qualifiant de sans fondement.

« Cette lenteur procédurale nie catégoriquement ce qui circule sur l’existence d’une quelconque couverture politique, interne ou externe, du cas de Fadel Shaker. »

Ashraf Al-Moussawi, avocat

L’avocat a également souligné qu’il n’appartient qu’à l’équipe de défense de commenter les détails de la procédure. Les attentes concernant l’audience de février 2026 restent incertaines, l’issue du procès dépendant de la conclusion de l’enquête et de l’identification des plaignants ayant renoncé à leurs poursuites.

Cette affaire, qui remonte à 2013, continue de susciter l’attention au Liban. Le report répété du procès alimente les interrogations sur la capacité de la justice libanaise à traiter efficacement les dossiers complexes et sensibles.

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