La famine qui menaçait Gaza en août dernier est désormais officiellement terminée, grâce à une amélioration de l’accès à l’aide humanitaire. Cependant, la situation alimentaire reste extrêmement préoccupante dans le territoire palestinien, selon les Nations Unies.
L’Initiative intégrée de classification de la sécurité alimentaire (IPC), une coalition d’observateurs mandatée par l’ONU, a annoncé vendredi qu’aucune zone de Gaza n’est plus classée en situation de famine. « La situation reste critique : toute la bande de Gaza est classée en urgence », a précisé l’organisation.
Plus de 70 % de la population de Gaza vit actuellement dans des abris de fortune, confrontée à une insécurité alimentaire aggravée par les récentes inondations hivernales et le risque croissant d’hypothermie avec la baisse des températures. L’acheminement de l’aide, bien qu’amélioré depuis l’entrée en vigueur d’un cessez-le-feu entre Israël et le Hamas en octobre, reste fluctuant, limité et inégal sur l’ensemble du territoire.
Ce cessez-le-feu, négocié sous l’égide des États-Unis, a mis fin à deux ans de combats déclenchés par l’attaque du Hamas contre Israël le 7 octobre 2023.
