Publié le 17 novembre 2025 à 13h31. La police nationale indonésienne clarifie le nombre de ses agents occupant des postes civils, après des chiffres contradictoires, alors que la Cour constitutionnelle vient de statuer sur la légalité de cette pratique.
- Environ 300 policiers actifs occupent actuellement des postes administratifs et de soutien au sein de diverses institutions.
- La Cour constitutionnelle a jugé que les policiers souhaitant occuper un poste civil doivent démissionner ou prendre leur retraite du service de police.
- Cette décision intervient après une contestation judiciaire dénonçant une violation du principe de neutralité de l’appareil d’État.
L’inspecteur général Sandi Nugroho, chef de la division des relations publiques de la police nationale, a précisé que les informations circulant sur un nombre de 4 000 policiers en poste dans la fonction publique étaient inexactes. « Donc, cela ne signifie pas que 4 000 personnes occupent des postes de direction civile qui affectent la méritocratie, non. Mais il y a environ 300 personnes là-bas », a-t-il déclaré lundi au siège de la police nationale à Jakarta. Il a ajouté que le reste des agents concernés occupent des fonctions de soutien non managériales.
Cette clarification intervient après une décision historique de la Cour constitutionnelle (MK) qui a donné raison aux requérants contestant la légalité de la présence de policiers actifs dans des postes civils. Le juge en chef Suhartoyo a annoncé jeudi dernier que la Cour acceptait intégralement la requête. Selon le juge constitutionnel Ridwan Mansyur, la loi exige explicitement une démission ou une retraite du service de police pour occuper un poste civil, sans possibilité de mission temporaire du chef de la police nationale.
La décision de la Cour constitutionnelle est saluée par la Commission nationale de réforme de la police, qui la considère comme une « contribution précieuse » à la garantie de la neutralité de l’administration publique. Les pétitionnaires avaient argumenté que la présence de policiers actifs dans des postes civils contrevient au principe de neutralité, nuit à la qualité de la démocratie et de la méritocratie, et porte atteinte aux droits constitutionnels des candidats à l’emploi public.
Plusieurs hauts gradés de la police occupent actuellement des postes clés dans diverses institutions gouvernementales, notamment :
- Le commissaire général de police Setyo Budiyanto, président de la Commission d’éradication de la corruption (KPK).
- Komjen Pol Rudy Heriyanto Adi Nugroho, secrétaire général du ministère des Affaires maritimes et de la Pêche (KKP).
- Panca Putra Simanjuntak, à l’Institut de la Défense nationale (Lemhanas).
- Le commissaire général de police Nico Afinta, secrétaire général du ministre de la Justice.
- Komjen Suyudi Ario Seto, à la tête de l’Agence nationale des stupéfiants (BNN).
- Komjen Pol Albertus Rachmad Wibowo, chef adjoint du BSSN.
- Komjen Pol Eddy Hartono, à la tête de l’Agence nationale antiterroriste (BNPT).
- L’inspecteur général Pol Mohammad Iqbal, secrétaire général du Conseil représentatif régional indonésien (DPD).
Le chef de la police nationale attendrait l’étude d’un groupe de travail avant de prendre des mesures concrètes concernant le retrait des policiers actifs occupant des postes civils.
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