Home Technologie et scienceNASA lance mission de sauvetage pour sauver télescope Swift avant chute

NASA lance mission de sauvetage pour sauver télescope Swift avant chute

by Thomas Caron
L'urgence orbitale causée par l'activité solaire

NASA lance une mission de sauvetage robotisée pour sauver l’observatoire Swift d’une chute orbitale imminente. Prévu pour le 30 juin 2026 depuis les îles Marshall, le projet utilise le satellite LINK de Katalyst Space pour remonter l’orbite du télescope avant qu’il ne brûle dans l’atmosphère à la fin de l’année.

L’urgence orbitale causée par l’activité solaire

L'urgence orbitale causée par l'activité solaire
Photo: Smithsonian Magazine
L’observatoire Neil Gehrels Swift, qui scrute le cosmos depuis son lancement en novembre 2004, fait face à une menace existentielle. Comme le rapporte USA Today, le satellite risque de plonger vers une mort thermique dans l’atmosphère terrestre. Cette descente accélérée ne résulte pas d’une défaillance mécanique, mais de facteurs environnementaux. Une intensification récente de l’activité solaire a provoqué une expansion de l’atmosphère terrestre, augmentant la traînée sur les objets en orbite basse. L’altitude de Swift est passée de 363 miles à environ 224 miles. Pour ralentir cette chute, les équipes opérationnelles ont dû prendre des mesures drastiques. En février dernier, la NASA a cessé toutes les observations scientifiques en éteignant les instruments de l’observatoire afin de le placer dans la position la plus profilée possible pour réduire la résistance de l’air. Le temps presse. Les estimations actuelles suggèrent que le télescope atteindra le seuil critique de 185 miles d’altitude, point au-delà duquel le sauvetage deviendra impossible, dès le mois d’octobre prochain.

Le dispositif technique de la mission LINK

Le dispositif technique de la mission LINK
Photo: Space
Pour contrer ce déclin, la NASA a confié un contrat de 30 millions de dollars à la startup Katalyst Space Technologies. L’objectif est de déployer un robot de service capable de capturer le télescope pour le propulser vers une orbite plus haute et stable, autour de 373 miles. Le lanceur sera une fusée Pegasus XL de Northrop Grumman, décollant du Kwajalein Atoll dans les îles Marshall. Le cœur de l’opération est le satellite LINK, une machine de 880 livres qui mesure environ 5 pieds de haut.
  • Trois propulseurs ioniques pour le déplacement.
  • Vingt pieds de panneaux solaires pour l’alimentation.
  • Trois bras robotiques dotés de pinces ressemblant à des mains de figurines de construction.
Ce robot devra effectuer une manœuvre complexe : un rendez-vous orbital, une capture physique du télescope, puis une remontée lente et contrôlée de son altitude. Si la mission réussit, Swift pourrait reprendre ses activités scientifiques dès le mois de septembre.

L’importance scientifique d’un premier répondant spatial

Pourquoi risquer 30 millions de dollars pour un instrument vieux de 22 ans ? La réponse réside dans la capacité unique de Swift à détecter les sursauts gamma, ces explosions stellaires massives qui illuminent l’univers. Contrairement à d’autres instruments célèbres, Swift est conçu pour une réactivité extrême. L’enquêteur principal de la mission, S. Bradley Cenko, souligne cette distinction fondamentale lors des briefings de la NASA.

« Hubble met au moins un à deux jours pour pointer vers une cible d’intérêt dans le meilleur des cas, alors que Swift peut mener des suivis de routine sur les phénomènes nocturnes en quelques minutes. C’est véritablement le premier répondant de la NASA. »

NASA's Project Hail Mary – Last Minute, High Risk, High Reward Rescue Mission

For more on this story, see NASA lance satellite LINK via Pegasus pour sauver Swift.

S. Bradley Cenko, principal investigateur, via NASA Science Cette rapidité d’exécution fait de Swift un outil indispensable pour coordonner les observations mondiales en temps réel. Sa perte constituerait un vide technologique que l’agence ne peut actuellement pas combler.

« Si nous laissons Swift rentrer dans l’atmosphère, nous perdrions ce télescope. Nous perdrions une grande capacité. Nous n’avons pas actuellement le budget pour en construire un autre afin de le remplacer. »

Nicky Fox, chef de la mission scientifique, via CBS News

Un nouveau modèle pour la maintenance orbitale

Au-delà du sauvetage de Swift, cette mission sert de banc d’essai pour l’avenir de l’économie spatiale. NASA cherche à démontrer qu’il est possible d’entretenir des satellites qui n’ont jamais été conçus pour être réparés. Le directeur de la division astrophysique de la NASA, Shawn Domagal-Goldman, précise que l’agence ne souhaite pas créer un précédent où chaque débris doit être récupéré, mais qu’elle veut prouver la viabilité d’un service de maintenance pour les observatoires stratégiques.

« Je dois être honnête. Personne ne pensait que ce serait possible. Personne ne pensait que nous en arriverions aussi loin aujourd’hui. »

Un nouveau modèle pour la maintenance orbitale
Photo: NASA Science (.gov)

This follows our earlier report, A Vintage, Last-of-Its-Kind Aircraft Will Launch NASA’s Swift Rescue Mission.

Shawn Domagal-Goldman, directeur de l’astrophysique de la NASA, via Space.com Le succès de cette opération pourrait ouvrir la voie à la survie d’autres infrastructures critiques, comme le télescope Hubble, qui subit également les effets de la traînée atmosphérique. Ghonhee Lee, PDG de Katalyst Space, voit dans cette mission un modèle pour la manipulation de l’environnement spatial.

« Swift n’a pas été conçu pour être entretenu. En démontrant que nous pouvons prolonger sa durée de vie de manière rapide et rentable, nous créons un schéma directeur pour l’entretien des engins spatiaux. »

Ghonhee Lee, PDG de Katalyst Space, via CBS News <!– /wp:quote This success highlights the potential for sustainable space infrastructure management, according to Katalyst Space's Ghonhee Lee.

Find more reporting in our Technologie et science section.

You may also like

Leave a Comment

This site uses Akismet to reduce spam. Learn how your comment data is processed.