Publié le 17 janvier 2026 à 13h34. Le président du Conseil européen, António Costa, a défendu samedi l’accord commercial conclu avec le Mercosur, estimant que les critiques formulées par certains secteurs agricoles européens reposent sur une interprétation inexacte de ses dispositions.
- António Costa a souligné que les études d’impact, disponibles sur le site de la Commission européenne, montrent des effets limités pour les économies européennes.
- L’accord prévoit des quotas très faibles, entre 1,4 % et 1,6 % de la production européenne, pour les produits agricoles les plus sensibles (bœuf, sucre, poulet, produits laitiers).
- L’Europe a obtenu en contrepartie la reconnaissance de centaines d’indications d’origine pour des produits tels que les fromages, les vins et l’huile d’olive.
S’exprimant depuis Rio de Janeiro, le président Costa a insisté sur le fait que le débat en Europe est largement alimenté par une « perception complètement erronée » de ce que l’accord implique réellement. Il a précisé que la concurrence, bien que présente, serait « très limitée » et inhérente à toute économie de marché.
« Cette idée selon laquelle les agriculteurs en général s’y opposent n’est pas correcte. »
António Costa, président du Conseil européen
L’accord commercial avec le Mercosur, négocié pendant 25 ans, est présenté par António Costa comme une étape historique. Il a également mis en avant la nature de la coopération économique envisagée, qui vise à attirer les investissements et les technologies européens pour développer localement la valorisation des ressources naturelles d’Amérique latine, plutôt que de simplement extraire des matières premières.
« La politique de l’accord du Mercosur n’est pas d’arriver et d’extraire les minerais, pour que la valeur ajoutée puisse ensuite être générée ailleurs. Les partenariats que nous développons visent à attirer les investissements et les technologies européens pour valoriser ces minerais localement (…), ajoutant ainsi de la valeur à l’économie locale et pouvoir ensuite les utiliser dans nos productions industrielles. »
António Costa, président du Conseil européen
La signature de cet accord, malgré les réticences exprimées par certains secteurs, symbolise selon António Costa « la force de l’amitié et de la compréhension entre les peuples et les régions séparés par les océans » et la promesse d’une « véritable prospérité partagée ».
C/Lusa
