La semaine écoulée a été marquée par une escalade des tensions géopolitiques et des troubles intérieurs, de l’Iran à l’Europe, en passant par l’Arctique. Des manifestations d’une ampleur inédite en Iran, une offensive diplomatique américaine en Arctique et une instabilité politique croissante en Europe ont dominé l’actualité.
En Iran, la répression des manifestations, qui entrent dans leur troisième semaine, s’est intensifiée. Le régime a coupé l’accès à Internet et aux lignes téléphoniques, mais des informations sur la violence des forces de l’ordre ont continué de circuler grâce à des réseaux comme Starlink d’Elon Musk. Des groupes de défense des droits de l’homme font état de milliers de morts causés par les Gardiens de la révolution, dénonçant un « massacre sans précédent ». Le président américain Donald Trump a initialement encouragé les manifestants à poursuivre leur lutte, avant d’adopter un ton plus ambigu.
Parallèlement, une crise diplomatique s’est intensifiée dans l’Arctique. Le Danemark et le Groenland ont résisté aux pressions renouvelées des États-Unis pour une annexion du Groenland. Le président Trump a affirmé que l’Amérique « a besoin » de l’île pour des raisons de défense stratégique, incitant les alliés européens à renforcer leur présence au sein de l’OTAN et confrontant les dirigeants groenlandais à une situation inédite.
En Europe, la situation politique est également tendue. Le gouvernement minoritaire français a échappé à deux motions de censure déposées suite à la controverse entourant l’accord commercial avec le Mercosur. Des manifestations d’agriculteurs, notamment avec des tracteurs, ont par ailleurs perturbé le pays. Au Royaume-Uni, un député conservateur de premier plan a démissionné et a rapidement rejoint le parti réformiste de Nigel Farage, tandis que le chef du parti travailliste, Keir Starmer, a durci sa rhétorique.
