Publié le 13 décembre 2025 18:26:00. L’ancien candidat à la présidence chilienne Franco Parisi a créé la surprise au premier tour de l’élection, se positionnant comme une troisième force politique avec près de 20% des voix. Son parti, le PDG, entend jouer un rôle clé dans l’opposition et appelle ses partisans à voter nul ou blanc pour le second tour.
- Franco Parisi, outsider sans sondages favorables, a obtenu 19,71% des voix au premier tour.
- Le Parti populaire (PDG) pourrait obtenir 14 sièges au Congrès et se positionner comme une force d’opposition.
- Parisi appelle ses électeurs à voter nul ou blanc au second tour, estimant qu’aucun des candidats ne représente ses idées.
Santiago, Chili – Personne ne l’avait vu venir. Franco Parisi, ancien candidat du Parti populaire (PDG), a réalisé une percée inattendue au premier tour de l’élection présidentielle chilienne le 16 novembre, obtenant 19,71% des voix. Ce résultat surprenant, alors que les sondages ne lui accordaient pas plus de 10%, propulse le PDG au cœur du jeu politique chilien.
« Les enquêtes au Chili sont très mensongères », a déclaré Parisi lors d’un entretien accordé à LA NATION, assis dans un café du quartier de Ñuñoa. Il affirme que son équipe prévoyait un score proche de 20% depuis le mois d’août et revendique la croissance de son parti comme une force politique distincte des blocs traditionnels. « Nous sommes les seuls à pouvoir vaincre les extrémistes de droite et de gauche qui font tant de mal au Chili », a-t-il insisté.
Avec l’espoir de décrocher 14 sièges au Congrès, le PDG se prépare à jouer un rôle déterminant dans l’opposition. Parisi, quant à lui, estime qu’un des deux candidats en lice pour le second tour représenterait une « mauvaise nouvelle » pour le pays. Il n’exclut pas, par ailleurs, un changement de vie et envisage de s’installer en Argentine, pays d’origine de son épouse, Mariela Garcia.
Parisi s’est montré particulièrement critique envers le gouvernement de Gabriel Boric, qu’il qualifie de « terrible », notamment en matière de politique étrangère. Il a également laissé entendre une certaine proximité avec l’Argentine, son attachement au football et à Lionel Messi, et a partagé une plaisanterie récurrente avec son épouse. Il a même confié qu’il aimerait que sa première interview en tant que président soit réalisée par Mirtha Legrand.
Sa vie est actuellement partagée entre le Chili et Hoover, en Alabama, où réside sa famille. Il raconte que, lorsque les équipes nationales chilienne et argentine s’affrontent, chacun regarde le match depuis un étage différent de la maison pour éviter les tensions.
La campagne menée en grande partie depuis les États-Unis a suscité de nombreuses interrogations. La candidate communiste Jeannette Jara, qui affrontera José Antonio Kast au second tour, a déclaré : « Le Chili ne peut pas être gouverné par Zoom », estimant qu’un président doit « montrer son visage, parcourir le pays et ne pas faire campagne depuis l’étranger ». Parisi a répondu à ces critiques en appelant ses partisans, après une consultation en ligne, à voter nul ou blanc.

