Plus d’un million de personnes ont été affectées par des inondations et des glissements de terrain dévastateurs qui frappent le nord de Sumatra depuis plusieurs semaines. Le bilan provisoire, révélé lundi par l’Agence indonésienne de gestion des catastrophes (BNPB), fait état de près de 1 000 morts et d’un nombre important de disparus.
Selon les derniers chiffres de la BNPB, publiés jeudi, 961 personnes ont perdu la vie et 234 sont toujours portées disparues dans les provinces d’Aceh, de Sumatra Nord et de Sumatra Ouest. Environ 5 000 autres ont été blessées. Les dégâts matériels sont considérables, avec plus de 156 000 habitations endommagées ou détruites. Au total, 52 districts et villes restent sévèrement touchés par cette catastrophe.
Dimanche soir, le chef de la BNPB, Suharyanto, a informé le président Prabowo Subianto que 975 075 personnes avaient été contraintes de quitter leur domicile et se sont réfugiées dans des abris temporaires répartis dans les trois provinces concernées. La province d’Aceh est la plus touchée, avec plus de 900 000 déplacés.
Si les eaux commencent à se retirer dans certains districts côtiers, de vastes zones des hauts plateaux du centre de Sumatra restent isolées, selon la BNPB. Le président Prabowo s’est rendu dimanche sur les lieux des inondations à Aceh et a ensuite présidé une réunion d’urgence en présence de ministres, de responsables militaires et d’administrateurs provinciaux.
La saison des pluies, qui s’intensifie généralement entre novembre et avril en Indonésie, est souvent synonyme d’inondations graves. Cependant, des experts et des organisations environnementales mettent en garde depuis des années contre l’aggravation des risques en raison de la déforestation rapide, du développement urbain non maîtrisé et de la dégradation des bassins hydrographiques dans la région de Sumatra.
De nouvelles précipitations abondantes sont prévues dans certaines parties de l’île dans les prochains jours, ce qui suscite de vives inquiétudes parmi les populations déjà déplacées.
