Publié le 12 janvier 2026 19:08:00. Un représentant américain a annoncé un projet de loi visant à ouvrir la voie à l’annexion du Groenland par les États-Unis et à son admission comme 51e État, relançant un projet controversé déjà évoqué par l’ancien président Donald Trump.
- Le représentant Randy Fine, élu de Floride, propose un texte permettant au président américain d’acquérir le Groenland.
- Donald Trump avait déjà exprimé son intérêt pour l’île, la considérant comme cruciale pour la sécurité nationale des États-Unis.
- Les autorités groenlandaises se sont fermement opposées à toute idée d’annexion.
Le représentant républicain Randy Fine, élu du sixième district du Congrès de Floride, a dévoilé lundi son intention de déposer un projet de loi autorisant le président des États-Unis à annexer le Groenland et à engager les démarches nécessaires à son intégration en tant que 51e État américain. Le texte habiliterait le président à prendre « toutes les mesures nécessaires », y compris l’ouverture de négociations avec le Royaume du Danemark, qui administre actuellement l’île.
Cette initiative intervient alors que l’ancien président Donald Trump avait déjà publiquement manifesté son intérêt pour le Groenland. Il avait alors justifié cette ambition par des considérations de sécurité nationale, soulignant l’importance stratégique de la masse continentale glacée. À l’époque, Trump avait déclaré :
« Si nous ne le faisons pas facilement, nous le ferons par la voie difficile. »
Donald Trump, ancien président des États-Unis
Le Groenland, la plus grande île du monde avec une population d’environ 57 000 habitants, deviendrait l’État le moins peuplé des États-Unis si son admission était approuvée. Le député Fine insiste sur l’importance stratégique de l’île :
« Le Groenland n’est pas un avant-poste lointain que nous pouvons nous permettre d’ignorer : c’est un atout vital pour la sécurité nationale. Quiconque contrôle le Groenland contrôle les principales voies de navigation de l’Arctique et l’architecture de sécurité protégeant les États-Unis. »
Randy Fine, représentant du Congrès de Floride
Il ajoute que les États-Unis ne peuvent pas laisser le contrôle de cet atout à des régimes qui ne partagent pas leurs valeurs.
Cependant, cette proposition se heurte à une forte opposition au Groenland même. Le Premier ministre groenlandais Jens-Frederik Nielsen et quatre chefs de parti ont publié un communiqué conjoint vendredi dernier, réaffirmant leur attachement à l’identité groenlandaise :
« Nous ne voulons pas être Américains, nous ne voulons pas être Danois, nous voulons être Groenlandais. »
Jens-Frederik Nielsen, Premier ministre groenlandais, et quatre chefs de parti
Le Danemark, membre de l’Organisation du traité de l’Atlantique Nord (OTAN) et donc allié des États-Unis, n’a pas officiellement réagi à cette nouvelle proposition. L’annonce du projet de loi intervient dans un contexte géopolitique particulier, certains analystes y voyant un signe de la nouvelle fermeté affichée par Washington sur la scène internationale, notamment après la situation au Venezuela.
