Le roi Charles III et le prince William pourraient se rendre aux États-Unis en 2026 dans le cadre d’une stratégie diplomatique visant à renforcer les liens avec l’administration américaine et à faciliter les négociations commerciales, notamment avec Donald Trump. Ces visites, qui pourraient avoir lieu au printemps et en été, coïncideront avec des événements commémoratifs et sportifs majeurs.
Des discussions avancées sont en cours pour une visite du roi Charles aux États-Unis dès le mois d’avril. Il s’agirait de la première visite d’un monarque britannique sur le sol américain depuis 2007, lorsque la reine Elizabeth II avait été accueillie par le président George W. Bush. Cette visite intervient également après l’installation du prince Harry et de Meghan Markle en Californie, bien qu’une rencontre entre le roi et son fils cadet ne soit pas envisagée à ce stade.
Parallèlement, le prince William, président de la Fédération Anglaise de Football, devrait se rendre aux États-Unis en juin et juillet, à l’occasion de la Coupe du Monde de la FIFA, qui se déroulera conjointement aux États-Unis, au Canada et au Mexique. L’Angleterre affrontera la Croatie à Dallas le 17 juin, le Ghana dans le Massachusetts le 21 juin, et le Panama dans le New Jersey le 27 juin. Le prince William pourrait prolonger son séjour pour être présent aux célébrations du 4 juillet.
Ces voyages s’inscrivent dans un contexte de négociations commerciales délicates entre le Royaume-Uni et les États-Unis. Washington a suspendu un accord technologique annoncé lors de la visite d’État de Donald Trump au Royaume-Uni en septembre 2019. Downing Street a indiqué que les discussions étaient toujours en cours, mais a reconnu leur complexité.
Les négociateurs américains se montrent frustrés par la lenteur des progrès vers un accord commercial plus large, conclu en mai 2025, qui avait permis à la Grande-Bretagne d’éviter les droits de douane de 20 % imposés par Donald Trump à d’autres pays. Les points de friction incluent la taxe britannique sur les services numériques, contestée par les géants technologiques américains, et l’accès aux marchés britanniques pour les produits agricoles américains.
Donald Trump a toujours affiché une grande affection pour la famille royale, qu’il considère comme un atout diplomatique majeur pour le Royaume-Uni. Après avoir accueilli le roi Charles lors d’une visite d’État en mai 2024, il l’a qualifié de « grand gentleman et de grand roi ». Il a également salué la princesse de Galles, Kate Middleton, comme étant « si radieuse, si saine et si belle », lors d’un banquet d’État au château de Windsor. Il avait également complimenté le prince William, affirmant : « Sa Majesté a élevé un fils remarquable en la personne de Son Altesse Royale, le prince de Galles. »
