Publié le 30 octobre 2025 à 22h00. La ville d’Amersfoort relance sa recherche de sites pour accueillir 550 demandeurs d’asile, mais cette fois-ci en impliquant directement les habitants dans le processus de décision.
- Amersfoort cherche à nouveau deux sites pour héberger un total de 550 demandeurs d’asile.
- Les habitants pourront proposer des idées sur les conditions et l’emplacement des futurs centres d’accueil jusqu’en janvier prochain.
- La décision finale sera prise après les élections municipales du 18 mars.
Après l’abandon de projets précédents suite à des manifestations, la municipalité d’Amersfoort souhaite associer les citoyens à la recherche de solutions pour l’hébergement des demandeurs d’asile. Cette nouvelle approche vise à apaiser les tensions et à trouver des emplacements plus acceptables pour tous.
Les troubles avaient éclaté il y a un mois, lorsque la municipalité avait annoncé son intention d’installer des centres d’accueil dans les quartiers de Vathorst et Schothorst. Deux soirées d’information avaient été perturbées par des manifestations, réunissant à la fois des opposants et des partisans de ces projets.
Des feux d’artifice lors des manifestations
Lors d’une des manifestations, la police était intervenue et six personnes avaient été interpellées, notamment pour avoir lancé des feux d’artifice. Suite à ces incidents et aux vives réactions suscitées, le conseil municipal avait finalement retiré ses propositions initiales.
Désormais, le conseil municipal propose d’organiser des discussions avec les habitants afin de définir les critères que doivent respecter les futurs centres d’accueil. “Cela implique des discussions de quartier et de village, une consultation en ligne et des conversations individuelles”, indique le collège municipal. “Pour que tous ceux qui le souhaitent puissent apporter leurs réflexions.”
Après cette phase de consultation, le conseil municipal déterminera les conditions de l’étude de localisation en se basant sur les informations recueillies. Une décision finale ne sera prise qu’après les élections municipales du 18 mars.
“Ce n’est pas si, mais comment”
Bianca Wagt, qui avait participé à une manifestation, se montre sceptique face à cette nouvelle approche.
« Ils disent qu’ils vont parler aux habitants, mais la question n’est pas de savoir si nous le voulons, mais comment. »
Bianca Wagt, participante à une manifestation
Elle estime qu’il s’agit d’un simple écran de fumée et que les décisions sont déjà prises. Elle exprime également son inquiétude quant à la sécurité et affirme avoir perdu confiance dans la politique.
Une autre habitante se montre plus optimiste.
« Je suis heureuse que ce projet ait été annulé à cause des élections. »
Résidente d’Amersfoort
Elle espère l’élection d’un conseil municipal plus ouvert au dialogue et capable d’aborder cette question avec plus de nuances.
Avant les centres d’accueil
Tycho Botter Groenendijk, qui avait lancé une pétition en faveur de l’accueil des demandeurs d’asile, se réjouit que le maire prenne la situation au sérieux. Cependant, il reste critique.
« Ce n’est pas un exemple à suivre en raison de tout le bruit qui a été fait à ce sujet. »
Tycho Botter Groenendijk, initiateur d’une pétition
Il suggère que la municipalité s’inspire d’autres villes, comme Utrecht, où les réfugiés sont intégrés dans les quartiers.
« Regardez Utrecht, où les réfugiés sont accueillis dans le quartier et comment cela se passe. »
Tycho Botter Groenendijk, initiateur d’une pétition
Le conseil municipal d’Amersfoort décidera le 11 novembre prochain si la recherche de sites se fera effectivement en collaboration avec les habitants.
