Les parents souhaitant faire un achat rapide à la librairie Orell Füssli de la gare de Berne devront désormais laisser leurs poussettes à l’extérieur du magasin. Cette mesure, qui vise à améliorer la circulation des clients, suscite des réactions partagées.
Un panneau placé à l’entrée du magasin invite désormais les clients à « garer » leurs poussettes à l’extérieur. La direction d’Orell Füssli explique que cette demande est motivée par le manque d’espace, notamment dans le rayon dédié aux enfants. Plusieurs poussettes simultanément peuvent rendre l’accès difficile pour les autres clients.
Selon Alfredo Schilirò, porte-parole d’Orell Füssli, il ne s’agit pas d’une interdiction stricte, mais plutôt d’une « demande amicale » :
« L’affiche correspondante se veut une demande amicale de laisser si possible les poussettes à l’extérieur de l’agence. »
Alfredo Schilirò, porte-parole d’Orell Füssli
L’organisation faîtière des organisations familiales suisses, Pro Familia, se montre compréhensive. Elle estime qu’une interdiction des poussettes peut être justifiée si les locaux ne sont pas adaptés :
« Si les locaux sont aménagés en conséquence, une interdiction des poussettes peut tout à fait avoir du sens. »
Pro Familia
Racha Fajjari, ancienne candidate à Miss Suisse et fondatrice de la communauté de mamans « Mamalicious », partage cet avis. Elle souligne l’encombrement des poussettes et propose des alternatives :
« Je comprends bien la décision d’Orell Füssli – d’un point de vue purement logique. Une poussette prend beaucoup de place et peut déranger les autres clients. »
Racha Fajjari, fondatrice de « Mamalicious »
Elle suggère aux parents de porter leurs bébés en porte-bébé ou de laisser leur enfant avec le père pour profiter pleinement de leur temps dans la librairie. « Commandez simplement en ligne ou laissez le bébé avec papa et passez un peu de temps pour vous. » ajoute-t-elle.
La question de l’accès aux espaces publics pour les poussettes est un sujet récurrent. Certaines communes prévoient des zones de stationnement dédiées, mais la décision finale revient aux commerçants, qui connaissent le mieux l’agencement de leurs locaux.
