Publié le 5 janvier 2024 à 08h00. L’Armée Zapatiste de Libération Nationale (EZLN) et plus de 300 organisations dénoncent une invasion américaine du Venezuela, affirmant que Caracas a été bombardée et que son président a été enlevé. Ces groupes expriment leur solidarité avec le peuple vénézuélien et mettent en garde contre une possible annexion territoriale.
- L’EZLN accuse les États-Unis d’avoir envahi le Venezuela le 3 janvier, avec des bombardements et l’arrestation du président et de son épouse.
- Les signataires dénoncent un prétexte fallacieux pour une agression motivée par des intérêts économiques.
- Plus de 300 organisations et personnalités expriment leur soutien au peuple vénézuélien.
Dans un communiqué publié sur le site Enlace Zapatista, l’Armée Zapatiste de Libération Nationale (EZLN), un groupe indigène révolutionnaire basé au Chiapas, au Mexique, s’est associée à 306 autres groupes, organisations et individus pour exprimer sa vive préoccupation face à la situation au Venezuela. Ils dénoncent ce qu’ils considèrent comme une agression américaine et mettent en garde contre des ambitions territoriales.
Selon le texte, les forces américaines auraient franchi la frontière vénézuélienne dans les premières heures du 3 janvier, menant des bombardements sur diverses localités et procédant à l’arrestation du président vénézuélien et de son épouse. L’EZLN qualifie ces actions d’une relance des guerres de conquête menées par le capitalisme.
« Face à ces faits, nous partageons notre parole : Il y a un pays agresseur, les États-Unis, et un peuple attaqué, le Venezuela. Le système ne respecte même pas ses propres lois internationales et ses prétextes pour attaquer sont de plus en plus ridicules et cachent la véritable raison : le profit. Au-dessus des gouvernements, des phobies et des philias, nous soutenons le peuple du Venezuela et nous faisons preuve de solidarité dans la mesure de nos possibilités. »
Armée Zapatiste de Libération Nationale (EZLN)
Le communiqué a été soutenu par un large éventail d’organisations et de personnalités, notamment la Cátedra Carlos Montemayor, le Colectivo Le temps du peuple est arrivé, l’Organisation paysanne de la Sierra del Sur, l’UPREZ Benito Juárez, les Écoles pour le Chiapas et Mexicali Resiste. Parmi les signataires individuels figurent Bárbara Zamora, Bertha Navarro, Fernanda Navarro, Carlos Miguel López Sierra, Gilberto López y Rivas et Juan Villoro.
Cette prise de position intervient dans un contexte de tensions géopolitiques croissantes dans la région, et souligne les inquiétudes concernant l’ingérence étrangère dans les affaires intérieures du Venezuela. L’EZLN, connue pour son engagement en faveur des droits des peuples indigènes et de la justice sociale, a souvent dénoncé les politiques néolibérales et l’impérialisme.
