Publié le 26 octobre 2023 10:32:00. Un chirurgien esthétique a obtenu plus de 90 000 € de dommages et intérêts après avoir été évincé de la société de clinique de beauté qu’il avait cofondée, suite à des désaccords sur sa rémunération et sa gestion.
- Le Dr Paul Coughlan a reçu 86 608 € pour perte de revenus due à des commissions impayées.
- Il a également obtenu 5 000 € de dommages pour discrimination liée à son état de santé (stress et dépression).
- La Commission des relations de travail (WRC) a confirmé que l’entreprise n’avait pas respecté ses obligations envers le Dr Coughlan.
Le Dr Paul Coughlan, un chirurgien esthétique de renom, a remporté une bataille juridique contre CPD Ventures Ltd, l’entreprise qu’il a cofondée il y a deux ans. La décision, rendue mercredi par la Commission des relations de travail (WRC), lui accorde une compensation totale de plus de 90 000 € pour salaire et commissions impayées, ainsi que pour discrimination.
Selon les informations présentées à la WRC, le Dr Coughlan avait conclu un accord avec l’entreprise en décembre 2022 pour quitter son poste dans le secteur public et se consacrer à l’activité de la clinique en tant qu’employé. Des tensions sont rapidement apparues concernant sa gestion, le contrôle d’un compte de médias sociaux et, surtout, le paiement de ses commissions. Il estimait avoir droit à 30 % des revenus générés par les procédures qu’il avait personnellement réalisées, soit 117 208 € sur un chiffre d’affaires total de 390 696 €.
Son avocat, Neil Brehony d’Ormonde Solicitors, a précisé que le Dr Coughlan n’avait reçu que 30 600 € avant juin 2024, laissant un solde de 86 608 € impayé. La situation a empiré lorsque le Dr Coughlan a été contraint de prendre un congé maladie certifié en août 2023 en raison du « stress et de la dépression » causés par ces différends.
En outre, il a été démis de ses fonctions de directeur de l’entreprise et a reçu des menaces de poursuites judiciaires concernant l’un de ses comptes Instagram personnels. Suite à ces événements, le Dr Coughlan a démissionné, invoquant un licenciement constructif.
L’agent d’arbitrage Gaye Cunningham a noté que l’entreprise était en liquidation au moment de l’examen de l’affaire en juillet. Un représentant du liquidateur, Chelsea Gough, était présent, mais aucune preuve n’a été présentée pour étayer les arguments de la défense.
Dans sa décision, Mme Cunningham a confirmé la demande de paiement des salaires du Dr Coughlan, ordonnant à l’entreprise de lui verser 86 608 € pour « perte de revenus ». Elle a également souligné que l’entreprise n’avait pas seulement manqué à son obligation de dialogue avec le Dr Coughlan, mais l’avait également menacé concernant ses « fonctions fiduciaires » et l’avait démis de son poste de directeur.
« Non seulement l’intimé n’a pas réussi à s’engager avec le plaignant, mais il l’a en fait menacé de ses « fonctions fiduciaires » et l’a retiré de son poste de directeur. »
Gaye Cunningham, agent d’arbitrage
Mme Cunningham a également constaté que le Dr Coughlan avait été victime de discrimination en raison de son état de santé, l’entreprise ne lui ayant pas accordé les aménagements raisonnables nécessaires. Elle a donc accordé une indemnité supplémentaire de 5 000 € pour cette violation de la loi de 1998 sur l’égalité de l’emploi.
