Publié le 17 janvier 2026. Une nouvelle publication explore l’histoire de la musique populaire hongroise à travers les 100 albums les plus marquants, sélectionnés par des experts et des musiciens.
En 2025, une vaste consultation a été menée auprès de nombreux acteurs du paysage musical hongrois – musiciens, professionnels de l’industrie, critiques et journalistes – afin de déterminer les disques qui ont le plus façonné l’histoire de la musique populaire du pays. Des centaines de listes ont été recueillies et compilées dans un ouvrage intitulé Les 100 records hongrois les plus importants. Ce livre présente non seulement des critiques détaillées de ces albums, mais aussi des anecdotes, des témoignages exclusifs et des informations inédites.
Jusqu’à présent, cette liste exhaustive était uniquement disponible dans le livre. Elle est désormais accessible au grand public à travers cet article. La sélection s’est concentrée sur les albums destinés au marché hongrois, excluant les singles, les EP et les compilations, bien que quelques exceptions aient été autorisées. Une règle importante a été d’inclure un seul album par artiste afin de refléter au mieux la diversité de la scène musicale hongroise. Il est toutefois reconnu qu’une telle liste ne peut être exhaustive et qu’elle est forcément subjective.
Les albums ne sont pas classés par ordre de préférence, mais présentés chronologiquement, et en cas de sortie la même année, par ordre alphabétique. Compte tenu des particularités de l’industrie discographique hongroise, l’année d’enregistrement a été prise en compte pour les albums dont la sortie a été retardée pour des raisons politiques.
Les 100 records hongrois les plus importants
- Gábor Szabó : Rêves (1968)
- Omega : 10 000 pas (1969)
- Kex : Kex 1969-1971 (1971)
- Elijah : Donne-moi ta main (1972)
- Syrius : Le bal masqué du diable (1972)
- Ensemble Bergendy : Lundi (Sept personnes) (1973)
- Général : Relais (1973)
- Judit Halász : Image dans le miroir (1973)
- Zsuzsa Koncz : Discours en signe (1973)
- Locomotive GT : Bummm ! (1973)
- Gábor Presser, Anna Adamis : Reportage imaginaire sur un festival pop américain (1973)
- Kati Kovács et la Locomotiv GT (1974)
- Tamás Cseh, János Másik : Lettre à ma sœur (1977)
- Phonographe : Edison-Phonograph Album (1977)
- Pyramide : Pyramide (1977)
- Mini : Retour en ville (1978)
- Œuvres d’Edda : Œuvres d’Edda (1980)
- Corail : Corail (1980)
- Hongrie : Hôtel Menthol (1981)
- Clári la soldate : Mes secrets (1981)
- M. Mobil : Mobilisme (1981)
- V’Moto-Rock : Bougies (1982)
- Comité AE : Partez à l’aventure !! (1983)
- Groupe témoin : 1983 (1983)
- Feró Nagy et le bikini : Où est-il passé… (1983)
- R-GO : R-GO (1983)
- Levente Szörényi, János Bródy : István, le roi (1983)
- Gyula Bill Deák : Mauvais sang (1984)
- Hobo Blues Band : Chasse (1984)
- KFT : Bal à l’Opéra (1984)
- Solaris : Les Chroniques martiennes (1984)
- Trabant : Trabant (1984)
- Muzsikás : L’aube ne concerne pas ce sur quoi elle s’est levée (1986)
- Éditeur : Pop Music (1987)
- Névrosé : visionnaire de Budapest (1987)
- Béatrice : ’78-’88 (1988)
- Vágtázó Hallottkémek (VHK) : Apprendre à la mort à mourir (1988)
- Bonanza Banzai : Que le banzai commence ! (1989)
- Péter Máté : Un morceau de mon cœur (1989)
- Gunner : Année du Seigneur (1989)
- Système FO : Système FO (1990)
- Kispál et le blaireau : du soleil à la lune (1991)
- Pál Street Boys : Le bal (1991)
- Rapaces : Rapaces (1992)
- Piège à char : le meilleur poison (1992)
- Leucémie : près de la machine à cintrer (1993)
- Charlie : Charlie (1994)
- Animaux cannibales : noir sur blanc, noir sur blanc (1995)
- Système sonore Anima : Anima (1997)
- Ganxsta Zolee et le Kartel : Je vais te mettre sur la glace (1997)
- Junkies : Nihil (1997)
- Train noir : Train noir (1998)
- Un et demi : Disaster Mania (1998)
- Quimby : Pour son bijou (1999)
- Sub Bass Monster : À l’écart ! (1999)
- Diables amorphes : hors-la-loi sur la Lune (2000)
- Heaven Street Seven: Cukor (2000)
- Hyperkarma : Hyperkarma (2000)
- Yonderboi : peu profond et profond (2000)
- Emil.Rulez!: Zazie au lit (2001)
- Bëlga : Tu t’y habitueras (2001)
- Scierie : diffusion locale (2001)
- Bankos : Rap Motel (2003)
- Neo : Contrôle (La bande originale) (2003)
- Sena : le premier (2003)
- Pour commencer Phiai : Pour commencer (2004)
- Erik Sumo Band : Ma montagne rocheuse (2005)
- 30 ans : Place Csészenyi (2006)
- NKS : ***** (2006)
- Irie Maffia : Levez la main ! (2007)
- Le Moog : vendu pour demain (2007)
- Péterfy Bori & Love Band : Péterfy Bori & Love Band (2007)
- Vanis & Crain : argot Mekvárt (2007)
- Bobafett et Bobakrome : Vous vous êtes endormi (2008)
- Derrière Dieu : le disque inconfortable (2008)
- Géant : À venir. (2008)
- Massif de Punnany : Shen Kick (2010)
- Bajdázó : J’éteins la lumière dans ma tête (2011)
- Supernem : Tudományosfantasztikpop (2011)
- Ton Catafalque : Beaucoup (2011)
- Ivan et le Parazol : Maman, tu ne reconnais pas Ivan et le Parazol ? (2012)
- Middlemist Red : Supersonic Overdrive (2014)
- Petite fille : Na na ba bam (2015)
- Benedek Szabó et les Galaxies : Nos plus belles années (2015)
- Sanskülotts mayériens : Adlait (2016)
- Ricsárdgír : La face cachée de la Lune (2016)
- Krúbi : Saignement abondant aux jambes (2018)
- Les Qualitons : Echoes Calling (2018)
- Éléphant : El (2019)
- Jazzbois: Jazzbois s’émousse (2019)
- Carson Coma : Que sera-t-il (2020)
- Balaton analogique : Carême (2021)
- Noémi Barkóczi : J’avais un travail (2021)
- Holi : pleurer et rire (2021)
- Beton.Hofi: Playbania (2022)
- Deva : Étoile (2022)
- Platon Karataev : Pleurer pour le rivage (2022)
- Azahriah : Souvenir (2023)
- Baba Aziz : RIP (2023)
- Heathen Starter : Le temps s’arrête (2023)
Lors de la présentation du livre, en compagnie d’Iván Vitáris et de Benedek Szabó, une discussion a eu lieu sur les critères de sélection et la définition d’un album important.
Le livre est disponible à l’achat sur la boutique en ligne de Télex.
