Publié le 29 octobre 2025 à 23h32. L’affaire Garlasco est relancée par une nouvelle enquête, suscitant des interrogations sur la culpabilité d’Andrea Sempio et l’opportunité de poursuivre les investigations après plus de dix ans. L’ancien avocat de Sempio s’interroge sur les méthodes utilisées par le parquet.
- L’acquittement d’Andrea Sempio et la demande de révision de l’enquête sont au cœur des débats.
- Le ministre de la Justice, Carlo Nordio, évoque un « paradoxe des enquêtes parallèles » dans cette affaire complexe.
- Massimo Lovati, ancien avocat de Sempio, critique les nouvelles investigations et les juge inutiles.
Une nouvelle enquête a été ouverte dans l’affaire du meurtre de Chiara Poggi à Garlasco, relançant les spéculations et les controverses. Cette initiative intervient après l’acquittement d’Andrea Sempio, principal suspect dans cette affaire qui secoue l’Italie depuis plus de dix ans. Le ministre de la Justice, Carlo Nordio, a commenté la situation, soulignant la complexité de l’affaire et le paradoxe d’enquêtes menées en parallèle.
Lors d’une intervention sur Rai1, Massimo Lovati, l’ancien avocat d’Andrea Sempio, a exprimé son scepticisme quant aux nouvelles investigations.
« Je le considère comme quelque chose de complètement inutile et ce n’est pas mon style de collaborer avec le parquet, à moins qu’on ne m’y oblige. C’est encore une décoration de sapin de Noël supplémentaire après les autres qui étaient là : le dragage du fossé, l’ouverture des poubelles après 18 ans, l’inconnu trois et c’est le quatrième. »
Massimo Lovati, ancien avocat d’Andrea Sempio
Il a notamment critiqué la pertinence de l’examen anthropométrique ordonné par le parquet de Pavie.
Lovati a également remis en question l’intérêt de certains éléments de preuve, comme le reçu de stationnement retrouvé à Vigevano.
« Le reçu de stationnement à Vigevano ? Je ne l’aurais pas présenté car c’est un non-sens et ça n’a rien à voir, personne ne lui a demandé. J’en ai toujours parlé, aucune excuse n’a été demandée, donc hors de propos et non digne de mention, ni circonstanciel ni alibi. »
Massimo Lovati, ancien avocat d’Andrea Sempio
Il a également évoqué des doutes quant à la contamination possible lors de l’autopsie.
Le ministre Nordio a expliqué que le paradoxe de cette affaire réside dans le fait qu’une personne a déjà purgé une peine de prison sur la base d’une enquête, tandis qu’une nouvelle investigation prend une direction opposée.
« Il y a des enquêtes parallèles, l’une terminée il y a des années et une personne a souffert des années de prison, et l’autre maintenant va dans la direction opposée. »
Carlo Nordio, ministre de la Justice
Il a toutefois souligné que l’action pénale est obligatoire et que les procureurs enquêtant sur cette nouvelle piste sont des professionnels sérieux.
Selon le ministre, il est parfois nécessaire d’avoir le courage d’abandonner une enquête si la vérité ne peut être établie après de nombreuses années.
« À un moment donné, il faut avoir le courage d’abandonner, il est très difficile après 20-30 ans de reconstruire une vérité judiciaire. »
Carlo Nordio, ministre de la Justice
