Publié le 6 novembre 2025. Une nouvelle étude remet en question la théorie dominante sur l’expansion de l’univers, suggérant que celle-ci pourrait ralentir et que l’énergie noire, moteur de cette expansion, s’affaiblirait. Ces découvertes pourraient bouleverser notre compréhension de la cosmologie et du destin ultime de l’univers.
- Des astronomes ont mis en évidence des preuves d’un ralentissement de l’expansion de l’univers, contredisant les observations des années 1990 et le prix Nobel de physique 2011.
- Si ces résultats sont confirmés, l’univers pourrait ne pas s’étendre indéfiniment, mais finir par s’effondrer dans un scénario appelé « Big Crunch ».
- L’étude pointe du doigt des hypothèses de base concernant les supernovae de type 1a, utilisées pour mesurer la vitesse d’expansion de l’univers.
Le monde scientifique est en ébullition suite à la publication d’une étude menée par le professeur Young-Wook Lee de l’Université Yonsei, en Corée du Sud. Ses recherches suggèrent que l’expansion de l’univers, considérée comme accélérée depuis près de trois décennies, pourrait en réalité être en train de ralentir. Ces résultats, si confirmés, remettraient en question les fondements de la cosmologie moderne et la théorie de l’énergie noire.
L’énergie noire, cette force mystérieuse qui représente environ 68 % du contenu énergétique de l’univers, était censée être responsable de cette expansion accélérée. Selon le professeur Lee, ses observations indiquent que cette énergie s’affaiblit avec le temps.
« Notre étude montre que l’univers est entré dans une phase de ralentissement de son expansion ces derniers temps et que l’énergie noire évolue beaucoup plus rapidement que prévu. »
Young-Wook Lee, professeur à l’Université Yonsei
Si cette tendance se confirme, cela constituerait un changement majeur dans notre compréhension de l’univers, depuis la découverte de l’énergie noire il y a 27 ans.
Les conséquences d’un ralentissement de l’expansion sont considérables. Au lieu de s’étendre éternellement, l’univers pourrait inverser sa trajectoire et s’effondrer sur lui-même dans un événement cataclysmique connu sous le nom de « Big Crunch », l’inverse du Big Bang.
Cette étude n’est pas isolée. Le consortium DESI, un groupe de recherche en cosmologie influent, a également publié des conclusions similaires plus tôt cette année, ravivant un débat majeur sur les origines de l’énergie noire et le destin ultime de l’univers. Les recherches de Lee et de son équipe mettent en lumière des faiblesses potentielles dans les hypothèses de base utilisées pour interpréter les observations de supernovae de type 1a. Ces explosions stellaires, utilisées depuis les années 1990 pour mesurer la vitesse d’expansion de l’univers, ont été récompensées par le prix Nobel de physique en 2011.
Le professeur Lee avance l’hypothèse que les étoiles du premier univers pourraient avoir eu des propriétés différentes, produisant des supernovae naturellement moins lumineuses. En tenant compte de ces variations, ses calculs suggèrent que l’univers continue de s’étendre, mais à un rythme plus lent qu’auparavant, et que l’énergie noire s’affaiblit. Si l’énergie noire atteignait des valeurs négatives, l’effondrement de l’univers deviendrait inévitable.
Ces résultats suscitent un intérêt considérable dans la communauté scientifique. Le professeur Carlos Frenk de l’Université de Durham les qualifie d’« extrêmement intéressants et provocateurs ».
« Il est possible que les résultats soient erronés, mais ils ne peuvent être ignorés. Ils présentent des découvertes intrigantes avec de profondes implications. »
Carlos Frenk, professeur à l’Université de Durham
Avant les années 1990, la théorie dominante était que la gravité finirait par ralentir l’expansion de l’univers. La découverte d’une supernova lointaine plus faible que prévu avait conduit à la conclusion que l’univers s’étendait en fait plus rapidement. L’étude du professeur Lee propose une nouvelle interprétation de ces observations, ouvrant la voie à une réévaluation de nos connaissances sur l’univers.
À lire aussi : Énergie noire instable ? Les scientifiques prédisent que l’univers pourrait s’effondrer plus rapidement en cas de crise majeure
À lire aussi : Étude : la matière noire n’existe pas, l’âge de l’univers pourrait être de 27 milliards d’années
