Publié le 10 janvier 2026 23:35:00. Le Brésil met fin à sa représentation des intérêts argentins auprès de l’ambassade du Venezuela à Caracas, une décision qui illustre les profondes divisions qui traversent l’Amérique du Sud suite à la récente crise politique vénézuélienne et aux tensions entre Buenos Aires et Brasilia.
- Le Brésil cesse d’assurer la protection de l’ambassade d’Argentine à Caracas.
- L’Italie se positionne comme principal candidat pour prendre le relais et représenter les intérêts argentins au Venezuela.
- Cette rupture diplomatique est liée à des désaccords profonds entre les présidents Javier Milei et Luiz Inácio Lula da Silva, notamment sur la gestion de la crise vénézuélienne.
La décision du Brésil de se retirer de sa fonction de protecteur de l’ambassade d’Argentine à Caracas marque une nouvelle étape dans la reconfiguration des relations diplomatiques en Amérique du Sud. Cette situation découle directement des événements récents au Venezuela, notamment l’arrestation de Nicolas Maduro, et des tensions croissantes entre les différents pays de la région.
Selon des informations confirmées par Infobae, l’administration de Luiz Inácio Lula da Silva a officiellement notifié sa décision de ne plus représenter l’Argentine à Caracas. Cette fin de mission, qui avait débuté en août 2024 suite à l’expulsion du personnel diplomatique argentin par le gouvernement chaviste, intervient après une période de tensions croissantes entre Brasilia et Buenos Aires.
Initialement, le Brésil avait tenté de jouer un rôle de médiateur dans la crise. Cependant, la relation entre Lula da Silva et Javier Milei s’est rapidement détériorée, notamment après une publication controversée du président argentin sur son compte X. Dans ce message, Javier Milei a salué l’intervention des États-Unis et de Donald Trump, accompagnant son propos d’une vidéo se terminant par une image de Lula da Silva embrassant Maduro. Cet acte, perçu comme une provocation par Brasilia, a exacerbé les tensions.

Cette rupture diplomatique reflète une fracture plus large au sein du continent sud-américain. Un bloc composé du Brésil, du Mexique et de la Colombie s’oppose à l’action militaire américaine, tandis qu’un autre groupe de dix pays, mené par l’Argentine, la soutient. Face à cette impasse, le gouvernement de Milei a cherché une alternative en Europe, en proposant l’Italie comme médiateur pour protéger ses actifs et gérer ses affaires courantes à Caracas.
Bien que la Casa Rosada se soit montrée discrète sur les détails de cette transition, des sources proches du gouvernement argentin suggèrent que le recours à l’Italie est perçu comme une solution naturelle à la polarisation croissante au sein du Mercosur. Si le remplacement a lieu, l’Italie assumera la responsabilité d’une ambassade qui a été au cœur de tensions et d’affaires d’asile politique, consolidant son rôle d’acteur neutre dans le processus de transition complexe que traverse le Venezuela.
Infobae souligne également que cette situation intervient dans un contexte de tensions régionales plus larges, notamment concernant l’usage de la force militaire étrangère dans la région, un sujet sur lequel les opinions divergent fortement entre les différents pays d’Amérique du Sud. Plus d’informations sur la situation au Venezuela.
