Publié le 1er octobre 2025 à 22h00. La marine israélienne a intercepté mercredi soir une flotte humanitaire, la Global Sumud Flotilla (GSF), qui tentait de rejoindre la bande de Gaza avec de l’aide, suscitant des réactions internationales et des accusations de piraterie.
- La marine israélienne a intercepté une quarantaine de navires composant la GSF à environ 131 kilomètres des côtes de Gaza.
- Plusieurs personnalités politiques et militants de différents pays se trouvaient à bord, dont l’activiste suédoise Greta Thunberg et la députée européenne Rima Hassan.
- Israël affirme que la flotte était liée au Hamas, ce que les organisateurs de la GSF nient fermement, dénonçant une action illégale.
L’incident s’est produit alors que la GSF, forte d’une quarantaine de navires transportant des militants et des personnalités politiques de plusieurs nations, se dirigeait vers la bande de Gaza. Selon le Maghreb Contingent de la GSF, les navires ont été interceptés par les forces israéliennes alors qu’ils se trouvaient à environ 81 milles marins (environ 150 kilomètres) de leur destination.
La députée européenne française Marie Mesmeur a également confirmé l’interception de son navire. Le ministre français des Affaires étrangères, Jean-Noel Barrot, a indiqué sur le réseau social X que les autorités israéliennes « conduisaient actuellement » les navires de la flotte vers des ports israéliens.
Au moins six navires de la GSF ont été confirmés comme interceptés. Le ministère israélien des Affaires étrangères a déclaré sur X que « plusieurs navires de la flotte Hamas-Sumud ont été arrêtés avec succès et que leurs passagers sont emmenés dans un port israélien ».
L’activiste suédoise pour le climat, Greta Thunberg, figure parmi les membres de la GSF détenus par Israël. Le ministère israélien des Affaires étrangères a affirmé que « Greta et ses collègues sont en sécurité et en bonne santé », partageant une vidéo montrant l’activiste encadrée par les autorités. Cependant, Israël n’a fourni aucune preuve concrète pour étayer son affirmation selon laquelle la flotte était liée au Hamas.
Les militants dénoncent cette interception comme une action illégale et une forme de « piraterie ». Israël, de son côté, justifie son intervention en affirmant avoir averti la flotte de ne pas pénétrer dans les eaux de Gaza, qui sont soumises à un blocus. Selon le ministère israélien des Affaires étrangères, « la marine israélienne a contacté la flotte et leur a demandé de changer de cap, leur indiquant qu’ils approchaient d’une zone de combats actifs et violaient le blocus maritime légitime ».
L’Espagne et l’Italie avaient précédemment exhorté la flotte à faire demi-tour avant d’entrer dans la zone d’interdiction définie par Israël au large des côtes de Gaza, et avaient déployé des navires de guerre pour escorter la GSF. L’un des principaux navires, l’Alma, aurait été « encerclé de manière agressive » par des navires de guerre israéliens, tandis que d’autres, comme le Sirius, ont subi des manœuvres similaires.
La GSF a déclaré sur X qu’elle restait « vigilante dans une zone où les flottes précédentes ont été interceptées et/ou attaquées ». Le ministre espagnol de la Transformation numérique, Oscar Lopez, a réitéré l’appel à la flotte de ne pas franchir la zone d’interdiction, soulignant que les navires de la Garde maritime espagnole ne la traverseraient pas. L’Italie a également appelé les militants à « arrêter immédiatement » leur croisière et a retiré son navire de frégate qui escortait la flotte, anticipant une interception et des arrestations.
Les militants ont qualifié la décision de l’Espagne et de l’Italie d’effort pour « contrecarrer » leur mission.
