Publié le 18 novembre 2025 16:58:00. Des études récentes mettent en lumière l’importance d’un diagnostic précis et d’une prise en charge adaptée du syndrome d’obstruction sinusoïdale (SOS) ou maladie veino-occlusive (MVO), une complication grave pouvant survenir après une greffe de cellules souches hématopoïétiques, notamment chez les patients atteints de leucémie aiguë.
- Une étude de 2023 a permis de préciser l’incidence actuelle, la gravité et la prise en charge du SOS/MVO chez les adultes recevant une greffe allogénique de cellules souches.
- La Société Européenne pour la Transplantation de Sang et de Moelle Osseuse (EBMT) a affiné les critères diagnostiques et de gravité de ce syndrome en 2023.
- Des recherches récentes évaluent l’efficacité de différentes stratégies de prophylaxie pour prévenir le développement du SOS/MVO après la greffe.
Le syndrome d’obstruction sinusoïdale, également connu sous le nom de maladie veino-occlusive, est une complication potentiellement mortelle qui peut survenir après une transplantation de cellules souches hématopoïétiques. Il se caractérise par une obstruction des petits vaisseaux sanguins (sinusoïdes) du foie, entraînant une accumulation de sang et de fluides dans l’organe. Cette complication peut conduire à une défaillance multiviscérale et affecter significativement la survie des patients.
Une étude publiée en 2023 par Ruutu et al. dans la revue Bone Marrow Transplantation (https://doi.org/10.1038/s41409-023-02077-2) a examiné l’incidence, la gravité et la prise en charge du SOS/MVO chez les adultes ayant bénéficié d’une greffe allogénique. Parallèlement, la même année, Mohty et al. ont publié dans la même revue (https://doi.org/10.1038/s41409-023-01992-8) une classification affinée des critères diagnostiques et de gravité du syndrome, élaborée par l’EBMT. Ces travaux visent à améliorer la reconnaissance précoce et la gestion de cette complication.
La prévention du SOS/MVO est un enjeu majeur. Plusieurs études ont évalué l’efficacité de différentes stratégies de prophylaxie, notamment l’utilisation de cyclophosphamide, de sirolimus et de mycophénolate mofétil. Des recherches menées par Montoro et al. (2020) (https://doi.org/10.1038/s41409-020-0921-6), Greco et al. (2021) (https://doi.org/10.1016/j.jtct.2021.05.023), Lazzari et al. (2022) (https://doi.org/10.1038/s41409-022-01725-3) ont exploré ces approches prophylactiques. Une analyse du groupe de travail sur la leucémie aiguë de l’EBMT, conduite par Bazarbachi et al. (2021) (https://doi.org/10.1038/s41409-020-01135-3), a souligné que le SOS/MVO est souvent sous-diagnostiqué et constitue une cause majeure de défaillance multiviscérale chez les patients transplantés pour une leucémie aiguë.
Des recherches récentes, comme l’étude ELASTOVOD menée par Ravaioli et al. (2025) (https://doi.org/10.1038/s41409-025-02570-w), se concentrent sur l’amélioration du diagnostic grâce à la mesure de la rigidité hépatique. D’autres études, telles que celles de Spyridonidis et al. (2020) (https://doi.org/10.1038/s41409-020-0803-y), Nagler et al. (2017) (https://doi.org/10.1002/cncr.30646) et Shimoni et al. (2018) (https://doi.org/10.1016/j.bbmt.2017.12.776), examinent l’impact des différents régimes de conditionnement sur le risque de développer un SOS/MVO.
Ces avancées dans la compréhension et la gestion du SOS/MVO sont cruciales pour améliorer les résultats des patients subissant une transplantation de cellules souches hématopoïétiques.
