Publié le 10 octobre 2025 à 10h16. Avec la baisse des températures, les infections respiratoires se multiplient. Un spécialiste d’Izmir met en garde contre l’utilisation prolongée des thés d’hiver et rappelle l’importance de la vaccination.
- La saison des infections respiratoires, incluant le virus respiratoire syncytial (VRS), a débuté avec les premiers frissons de l’automne.
- L’utilisation excessive de thés d’hiver peut être dangereuse en raison de la présence potentielle de toxines.
- La vaccination contre la grippe et le VRS est fortement recommandée, en particulier pour les personnes âgées.
Le professeur Alper Şener, du département des maladies infectieuses de l’hôpital de formation et de recherche Atatürk de l’université Katip Çelebi d’Izmir, alerte sur la recrudescence des infections respiratoires liée à la baisse des températures. Il souligne une augmentation des consultations dans les services de médecine familiale, d’ORL et de pneumologie.
Le Dr Şener insiste sur le fait que les antibiotiques sont inefficaces contre les virus et qu’ils sont souvent prescrits à tort. Il encourage vivement les personnes non vaccinées à se faire vacciner contre la grippe, une campagne qui se poursuit jusqu’au 15 décembre. Il met également en avant l’importance de la vaccination contre le VRS pour les personnes de plus de 75 ans, un vaccin récemment disponible.
« Même si nous disons que le Covid-19 a diminué proportionnellement, il fait partie de ces virus. »
Professeur Dr. Alper Şener, Département des maladies infectieuses
Le professeur Şener observe une sensibilité accrue de la population aux maladies évitables par la vaccination depuis la pandémie. Il met en garde contre le risque de complications graves, notamment chez les personnes de plus de 65 ans, et insiste sur la nécessité de se protéger par la vaccination.
Il explique qu’il est possible de limiter l’atteinte pulmonaire en cas de grippe grâce à des médicaments spécifiques, mais que cette option n’existe pas pour le VRS ou le coronavirus. L’État prend en charge le vaccin antigrippal pour les patients de plus de 65 ans.
Un point d’attention particulier est soulevé concernant les thés d’hiver, souvent consommés pour renforcer l’immunité. Le professeur Şener met en garde contre les risques liés à leur utilisation prolongée.
« Il n’est pas rationnel d’utiliser le thé d’hiver pendant plus d’un mois. »
Professeur Dr. Alper Şener, Département des maladies infectieuses
Il explique qu’un champignon peut se développer dans ces thés, produisant une toxine potentiellement dangereuse pour le foie et les reins. Il recommande de privilégier les produits testés pour l’aflatoxine et de consommer ces thés avec modération. Il souligne également que certains ingrédients, comme la sauge, peuvent avoir des effets secondaires différents selon le sexe.
Le professeur Şener tempère l’enthousiasme autour des thés d’hiver, soulignant qu’ils n’ont pas d’avantages prouvés et que les sacs de thé peuvent perturber le système digestif.
Enfin, il recommande de vérifier ses niveaux de vitamine C et D et, si nécessaire, de prendre des compléments alimentaires sous contrôle médical. Il précise que la vitamine C est la seule dont l’efficacité contre les infections grippales a été démontrée, mais qu’un excès de vitamine D peut être toxique et entraîner des problèmes osseux et rénaux. En savoir plus sur les compléments vitaminiques.
