Publié le 25 décembre 2025 17:25:00. Soixante-quinze prisonniers politiques ont été libérés dans plusieurs établissements pénitentiaires du Venezuela, une avancée saluée par les organisations de défense des droits de l’homme, mais jugée insuffisante face à l’ampleur des détentions arbitraires survenues après les élections de 2024.
- Libération de 71 prisonniers politiques, dont 65 hommes, 3 femmes et 3 adolescents.
- Les libérations ont eu lieu le jour de Noël dans les centres de détention de Tocorón, Las Crisálidas et La Guaira.
- Les familles et les organisations de défense des droits de l’homme réclament une amnistie générale pour tous les prisonniers politiques.
Une lueur d’espoir pour de nombreuses familles vénézuéliennes : 71 personnes emprisonnées suite aux manifestations qui ont suivi les élections de 2024 ont retrouvé la liberté ce mercredi 25 décembre. Selon le Comité des Mères pour la Défense de la Vérité, les libérations ont débuté dès les premières heures de la journée dans différents centres de détention à travers le pays.
La majorité des libérés, 65 hommes, étaient incarcérés au centre pénitentiaire de Tocorón, situé dans l’État d’Aragua. Trois femmes ont également été relâchées du centre Las Crisálidas, dans l’État de Miranda, ainsi que trois adolescents détenus dans des établissements de l’État de La Guaira.
Si le Comité des Mères salue ces libérations comme un pas dans la bonne direction, il souligne qu’elles ne représentent qu’une fraction des besoins. De nombreuses organisations de défense des droits de l’homme, telles que Foro Penal, considèrent un grand nombre de ces personnes comme des prisonniers politiques, victimes de détentions arbitraires.
Dans une déclaration, les mères ont exprimé leur espoir, tout en insistant sur la nécessité d’une mesure plus globale :
« C’est une réalisation importante, mais insuffisante, c’est pourquoi nous exigeons la liberté totale pour tous à travers une amnistie générale. »
Comité des Mères pour la Défense de la Vérité
Le Comité attribue ces libérations à la pression constante exercée par les familles des détenus, les organisations de la société civile, la solidarité citoyenne et le soutien de la communauté internationale. Ils ont également exprimé leur gratitude envers les défenseurs des droits de l’homme pour leur engagement continu.
Un message poignant a été diffusé sur les réseaux sociaux sous le hashtag #ChristmasWithOurs, symbolisant le désir de réunir les familles pendant les fêtes. Les organisations telles que l’Observatoire pénitentiaire vénézuélien et Foro Penal ont documenté d’autres libérations similaires tout au long de l’année 2025, notamment à Tocorón et dans d’autres établissements pénitentiaires. Cependant, elles mettent en garde contre la persistance de conditions carcérales précaires et de nouvelles arrestations liées au contexte politique post-électoral.
Les organisations continuent de dénoncer les injustices et appellent à ne pas abandonner la cause :
« Votre soutien a été essentiel pour nous permettre de rester debout pendant les moments les plus difficiles. S’il vous plaît, ne nous laissez pas seuls. L’injustice continue de toucher des centaines de familles à travers le pays. »
Comité des Mères pour la Défense de la Vérité
