Publié le 2026-01-14 03:53:00. Une étude clinique menée à l’Université de São Paulo met en lumière un cas rare de fibromes utérins chez une patiente ayant bénéficié d’une greffe rénale et présentant une agénésie rénale unilatérale, soulignant la complexité de la prise en charge chirurgicale dans de telles situations.
- L’étude décrit le cas d’une patiente présentant une combinaison inhabituelle de pathologies gynécologiques et rénales.
- La décision d’effectuer une hystérectomie chez cette patiente a nécessité une évaluation minutieuse en raison de son antécédent de greffe rénale.
- Les auteurs soulignent l’importance d’une approche multidisciplinaire pour optimiser la prise en charge des patientes présentant des anomalies congénitales et des antécédents médicaux complexes.
Des chercheurs du Département d’obstétrique et de gynécologie de l’Hospital das Clínicas HCFMUSP, ainsi que de la Faculté de médecine de l’Université de São Paulo au Brésil, ont publié une observation clinique détaillée concernant une patiente confrontée à une situation médicale particulièrement complexe. L’étude, actuellement disponible en ligne avant publication dans la revue International Journal of Gynecology & Obstetrics (DOI : 10.1002/ijgo.70806), présente le cas d’une femme ayant subi une transplantation rénale et présentant une agénésie rénale unilatérale, qui a développé des fibromes utérins symptomatiques.
La patiente souffrait également d’une malformation utérine, un didelphys de l’utérus, caractérisée par la présence de deux utérus distincts et d’une cloison vaginale. La présence de ces multiples anomalies a rendu la prise en charge chirurgicale particulièrement délicate. Les fibromes utérins, bien que fréquents, pouvaient potentiellement compromettre la fonction du rein greffé en raison de la proximité anatomique et des risques liés à une intervention chirurgicale dans cette zone.
L’équipe médicale a opté pour une hystérectomie, une ablation chirurgicale de l’utérus, après une évaluation approfondie des risques et des bénéfices. Les auteurs insistent sur la nécessité d’une collaboration étroite entre les spécialistes en obstétrique-gynécologie, néphrologie et transplantation pour assurer une prise en charge optimale de ces patientes. Ils soulignent que la littérature médicale rapporte peu de cas similaires, ce qui rend cette observation particulièrement instructive.
Les mots-clés associés à cette étude sont : fibromes, hystérectomie, greffe du rein, agénésie rénale, didelphys de l’utérus et cloison vaginale.
Les références citées dans l’étude incluent :
- Wu CQ, Childress KJ, Traoré EJ, Smith EA. Un examen des anomalies mullériennes et de leurs associations urologiques. Urologie. 2021 ; 151 : 98‐106.
- Heinonen PK. Malformations du tractus rénal associées à des anomalies du canal de Müller. Clin Obstet Gynecol Reprod Med. 2018;4(1). doi:10.15761/COGRM.1000207
- McArdle Z, Schreuder MF, Moritz KM, Denton KM, Singh RR. Physiologie et physiopathologie des adaptations compensatoires d’un rein fonctionnel solitaire. Physiol avant. 2020;11:725.
- Collège américain des obstétriciens et gynécologues. Bulletin de pratique ACOG n°228 : prise en charge des léiomyomes utérins symptomatiques. Obstet Gynecol. 2021;137(6):100‐115e.
- Heisler CA, Casiano ER, Gebhart JB. Hystérectomie et morbidité périopératoire chez les femmes ayant subi une transplantation rénale. Suis J Obstet Gynecol. 2010;202(3):314.e1–4. doi:10.1016/j.ajog.2010.01.008
