Publié le 26 décembre 2025 17:54:00. Une simple égratignure, léchée par son chien après un séjour en République dominicaine, a plongé une Américaine de l’Ohio dans un cauchemar médical de trois mois, nécessitant l’amputation de ses quatre membres pour sauver sa vie.
- Marie Trainer, 60 ans, a contracté une infection rare, la capnocytophagose, après avoir été léchée par son berger allemand.
- L’infection a provoqué une septicémie et une nécrose des extrémités, rendant les amputations nécessaires.
- Malgré cette épreuve, Marie Trainer affiche une résilience remarquable et ne tient pas son animal responsable.
Le retour aux États-Unis s’est transformé en urgence médicale pour Marie Trainer. De retour chez elle dans l’Ohio après des vacances en République dominicaine, elle a remarqué une petite égratignure sur son bras. Son berger allemand, Taylor, a instinctivement léché la blessure, un geste anodin qui allait déclencher une cascade d’événements dramatiques.
Cette simple léchure a introduit dans la circulation sanguine de Marie Trainer la bactérie Capnocytophaga canimorsus, un micro-organisme présent dans la salive de la plupart des chiens et des chats. Bien que généralement inoffensive chez les animaux, cette bactérie peut, dans de rares cas, provoquer des réactions immunitaires extrêmes chez l’homme. Les chats sont également porteurs de cette bactérie.
En quelques heures, Marie Trainer a commencé à ressentir des douleurs abdominales et dorsales, rapidement suivies d’une perte de conscience. L’équipe médicale a d’abord envisagé la possibilité d’une maladie tropicale contractée lors de son séjour dans les Caraïbes. Cependant, après avoir écarté cette hypothèse, des analyses sanguines ont révélé la présence de la bactérie canine.
La bactérie a provoqué une septicémie, une réponse inflammatoire systémique généralisée, entraînant un effondrement de la circulation périphérique. Ce manque d’apport sanguin a conduit à une nécrose irréversible des tissus. Selon le portail d’information Diario ADN, la peau de Marie Trainer a commencé à changer de couleur et la gangrène s’est étendue jusqu’aux extrémités, atteignant même le bout de son nez.

Après dix jours de coma, Marie Trainer s’est réveillée face à une réalité déchirante : les chirurgiens avaient été contraints d’amputer ses jambes et ses bras pour stopper la progression de l’infection. Cette décision, expliquée par les psychologues de l’hôpital, était la seule alternative pour éviter une défaillance multiviscérale mortelle.
Pendant plus de trois mois, Marie Trainer a subi une reconstruction intensive et un long processus de rééducation physique pour apprendre à utiliser des prothèses et à retrouver une certaine autonomie dans ses mouvements et ses activités quotidiennes.
Malgré l’ampleur de ses pertes, Marie Trainer fait preuve d’une résilience remarquable. Elle a publiquement affirmé ne ressentir aucune animosité envers son animal de compagnie, Taylor, considérant cet incident comme une combinaison de circonstances malheureuses et d’une réaction biologique exceptionnelle.
« Je n’en veux absolument pas à Taylor. C’est un chien formidable et cela aurait pu arriver à n’importe qui. »
Marie Trainer
Son cas sert aujourd’hui d’avertissement en matière de prévention médicale, soulignant l’importance de désinfecter immédiatement toute lésion cutanée, même mineure, en particulier si l’on vit avec des animaux de compagnie.
