L’assassinat du maire d’Uruapan, Carlos Manzo, a déclenché une vague de demandes de protection de la part d’édiles à travers le Mexique, notamment dans les États de Jalisco et de Puebla. Cet acte violent, survenu pendant les célébrations du Jour des Morts, met en lumière la vulnérabilité croissante des élus locaux face aux menaces du crime organisé.
Suite à la mort de Carlos Manzo, tué par des tirs le 1er novembre, et à celle de Miguel Bahena Solórzano à Pisaflores, Hidalgo, le 20 octobre dernier, plusieurs conseillers municipaux ont sollicité un renforcement de leur sécurité. Les autorités de Jalisco et de Puebla ont indiqué prendre ces requêtes très au sérieux.
À Jalisco, quatre maires ont déjà demandé une protection accrue. Salvador Zamora, secrétaire du gouvernement de l’État, a précisé que cette aide est fournie en raison de menaces ou de situations à risque, sans pour autant divulguer de détails sur les cas spécifiques. Les municipalités concernées sont Villa Hidalgo, Teocaltiche, Encarnación de Díaz et l’Union de San Antonio. Les noms des maires sont respectivement Jaime Cruz, Margarita Villalobos, Erika Cuevas et Gaby Hurtado.
« Le meurtre de Carlos Manzo est un signal d’alarme », a déclaré Salvador Zamora, soulignant que cet événement interpelle non seulement les gouvernements des États, mais également dans les zones où les conflits entre groupes criminels sont manifestes. Bien que le renforcement de la sécurité à la frontière avec le Michoacán ne soit pas jugé nécessaire à ce stade, la région de Los Altos, à Jalisco, reste particulièrement préoccupante en raison de la forte présence de la violence.
Dans l’État de Puebla, deux maires ont également demandé une protection supplémentaire après avoir reçu des menaces. Il s’agit de Manuel Alejandro Porras Florentino, maire de Huixcolotla, et de Delfino Hernández Hernández, maire d’Eloxochitlán. Samuel Aguilar Plata, secrétaire du gouvernement de Puebla, a indiqué que ces demandes sont liées à des menaces attribuées au crime organisé. Le gouverneur de Puebla, Alejandro Armenta, a apporté son soutien total aux maires concernés et a promis une assistance complète, notamment grâce à l’unité d’enquête de l’État qui travaillera à identifier l’origine des menaces et à assurer la sécurité des élus.
Entre octobre de l’année dernière et ce mois-ci, 10 maires mexicains ont été assassinés, témoignant d’une escalade de la violence ciblant les représentants locaux.
