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Épave phénicienne du IIᵉ siècle avant J.-C. découverte au large de Cannes

by Thomas Caron
Identification d'un navire phénicien au large de Cannes

Au large de Cannes, une épave datant du IIᵉ siècle avant J.-C. a été découverte par une équipe de l’Institut national de recherches archéologiques (INRA) lors d’une campagne de prospection en mai 2026, selon un communiqué publié le 28 juin 2026. L’emplacement, situé à 12 kilomètres au sud de la ville, a été identifié grâce à des sonars avancés. Les premières analyses suggèrent que le navire, d’origine phénicienne, transportait des amphores et des outils en bronze, indiquant un commerce maritime intense entre les civilisations méditerranéennes.

Identification d’un navire phénicien au large de Cannes

Découverte et contexte archéologique
L’épave, localisée à une profondeur de 25 mètres, a été repérée lors d’une mission de l’INRA en collaboration avec le Musée national de l’histoire de France. « Cette découverte remet en question les hypothèses actuelles sur les itinéraires commerciaux de l’époque », a déclaré le directeur du musée, Jean-Luc Dufresne, dans un entretien avec Le Monde. Les chercheurs ont confirmé l’âge de l’embarcation via des datations au carbone 14, qui ont fixé sa construction au milieu du IIᵉ siècle avant J.-C. Les premières analyses des artefacts, incluant des amphores en terre cuite, montrent des marques de céramique typiques des ateliers de Carthage, selon un rapport publié par l’INRA le 1er juillet 2026.

Analyse des artefacts et réseaux commerciaux puniques

Artéfacts et hypothèses sur le commerce méditerranéen
Les équipes ont récupéré cinq amphores intactes, dont deux portent des inscriptions en punique, langage utilisé par les Phéniciens. « Ces marques indiquent que le navire était lié à un réseau commercial entre Carthage et la côte méditerranéenne française », a expliqué une archéologue du musée, Sophie Lemoine, lors d’une conférence de presse le 29 juin. Les outils en bronze, dont une hache et des ciseaux, ont été analysés pour leur composition métallique, révélant une origine probable en Espagne. Ces éléments suggèrent un échange de biens entre les cultures phénicienne, grecque et ibère, selon un article du Journal de l’archéologie du 30 juin.

Exclusive look at new shipwreck discovery

Protocole d’excavation et recherche sous-marine

Défis et prochaines étapes
L’excavation complète de l’épave, estimée à 18 mois, nécessite des autorisations du ministère de la Culture et des financements supplémentaires. « Nous devons encore cartographier l’ensemble du site avant de commencer les fouilles », a précisé Dufresne. Les chercheurs prévoient d’utiliser des drones sous-marins pour documenter les artefacts sans les déplacer. Un projet de collaboration avec l’Université de Marseille a également été annoncé pour analyser les restes organiques trouvés à bord, comme des éclats de bois ou des fragments de cordage.

Protocole d'excavation et recherche sous-marine

Réévaluation des échanges en Méditerranée occidentale

Enjeux historiques et culturels
Cette découverte pourrait réécrire l’histoire des échanges commerciaux dans la Méditerranée occidentale. « Avant cette épave, les preuves de contacts entre Carthage et la France étaient limitées à des artefacts isolés », a souligné l’historien Marc Vidal, cité dans Le Figaro du 1er juillet. Les chercheurs espèrent que les analyses des amphores, notamment leur contenu résiduel, pourront révéler des informations sur les marchandises transportées, comme des huiles ou des vins. Un rapport préliminaire devrait être publié en septembre 2026.

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